Face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire et humanitaire au Moyen-Orient, la République démocratique du Congo a défendu, devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, une approche fondée sur le dialogue, la médiation et la diplomatie préventive. Intervenant lors d’un débat de haut niveau consacré aux solutions politiques dans la région, l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay a averti que les crises en cours dépassent le cadre régional et produisent des effets directs sur la sécurité alimentaire mondiale, les marchés énergétiques et les chaînes d’approvisionnement. Kinshasa a également plaidé pour la protection des civils et le renforcement des initiatives diplomatiques multilatérales.
La République démocratique du Congo a réaffirmé mercredi devant le Conseil de sécurité des Nations Unies que le dialogue, la médiation et la diplomatie préventive demeurent les instruments les plus efficaces pour parvenir à une paix durable au Moyen-Orient, une région dont les crises continuent de peser sur l’équilibre sécuritaire, économique et humanitaire mondial.
Cette position a été exprimée par l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, représentant permanent de la RDC auprès des Nations Unies, lors de la 10169ème séance du Conseil de sécurité consacrée au thème : « Faire progresser les solutions politiques au Moyen-Orient : médiation et dialogue pour une paix durable ».
« Les solutions politiques demeurent la seule voie crédible vers une paix durable, là où les réponses militaires ne parviennent pas à résoudre des crises profondément enracinées dans des dynamiques historiques, politiques et sociales complexes », a déclaré le diplomate congolais.
Une préoccupation pour la sécurité internationale
Au cours de son intervention, le représentant de la RDC a souligné que l’évolution de la situation au Moyen-Orient restait une source de préoccupation majeure pour Kinshasa, au regard de ses implications bien au-delà des frontières de la région.
Selon lui, la multiplication des foyers de tension et des affrontements armés constitue une menace pour la stabilité régionale et la sécurité internationale. Ces crises affectent également l’économie mondiale à travers les perturbations des chaînes d’approvisionnement, les fluctuations des marchés énergétiques et les conséquences sur la sécurité alimentaire.
Pour la délégation congolaise, les répercussions de ces conflits touchent particulièrement les pays en développement, notamment ceux du continent africain, déjà confrontés à de multiples défis économiques et sociaux.
Soutien aux efforts de médiation
La RDC a salué les initiatives engagées par le Secrétaire général des Nations Unies, ses envoyés spéciaux, les organisations régionales ainsi que les États partenaires impliqués dans la recherche de solutions pacifiques.
Kinshasa estime que les efforts diplomatiques doivent être consolidés afin de favoriser des processus politiques inclusifs capables de répondre aux causes profondes des conflits et de restaurer la confiance entre les parties concernées.
L’ambassadeur Zénon Mukongo a insisté sur la nécessité de privilégier les mécanismes de dialogue et de négociation pour réduire les tensions et ouvrir la voie à des règlements durables.
La délégation congolaise a également rappelé que la préservation des vies humaines devait demeurer la priorité absolue de toute initiative de paix.
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