Dix ans après la promulgation de la loi organisant la profession de notaire en République démocratique du Congo, le gouvernement passe à la vitesse supérieure pour achever sa mise en œuvre. Réuni le 12 juin 2026, le Conseil des ministres a pris acte de l’accélération des textes d’application encore attendus afin de rendre la réforme pleinement opérationnelle sur l’ensemble du territoire national. Présentée comme un levier de modernisation de l’appareil juridique, cette initiative vise à renforcer la sécurité des actes notariés, protéger les transactions civiles, commerciales et foncières et améliorer davantage le climat des affaires en faveur des investisseurs.
Le gouvernement congolais a décidé d’accélérer la mise en œuvre de la réforme du notariat, dix ans après l’adoption de la loi portant organisation de la profession de notaire. La décision a été actée lors de la réunion du Conseil des ministres du 12 juin 2026, selon un communiqué officiel.
Cette nouvelle impulsion vise principalement à finaliser les textes d’application indispensables à l’exécution complète de la réforme sur l’ensemble du territoire national. Les autorités considèrent cette étape comme déterminante pour achever un processus engagé depuis 2016 et adapter davantage le système notarial congolais aux exigences contemporaines en matière de sécurité juridique.
« Cette réforme, entrée dans une phase décisive dix ans après son adoption, vise l’achèvement des textes d’application nécessaires à son effectivité sur l’ensemble du territoire national », indique le communiqué.
Sécuriser les actes et les transactions
Pour le gouvernement, la réforme du notariat dépasse le simple cadre administratif. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation de l’environnement juridique et économique du pays.
Selon le communiqué, l’objectif est de renforcer la fiabilité des actes authentiques établis par les notaires et de garantir une meilleure protection des transactions impliquant les citoyens, les entreprises ainsi que les investisseurs.
« Elle poursuit la modernisation du notariat congolais et le renforcement de la sécurité juridique des citoyens et des opérateurs économiques, notamment à travers la fiabilisation des actes notariés et la sécurisation des transactions civiles, commerciales et foncières », précise le document.
Dans un contexte où les litiges liés à la propriété, aux contrats ou aux opérations commerciales constituent souvent des sources d’insécurité juridique, les autorités estiment qu’un système notarial modernisé peut contribuer à prévenir les contentieux et à consolider la confiance dans les actes authentiques.
Un enjeu pour le climat des affaires
Le ministère de la Justice considère également cette réforme comme un instrument de soutien à l’économie nationale. Une meilleure sécurisation des actes et des transactions est perçue comme un facteur susceptible d’améliorer l’attractivité du pays auprès des investisseurs.
La mise en œuvre intégrale du dispositif légal devrait ainsi renforcer la prévisibilité des opérations économiques et offrir davantage de garanties aux acteurs nationaux et étrangers engagés dans des projets d’investissement.
Le gouvernement soutient qu’un notariat performant constitue un mécanisme essentiel de protection des droits des citoyens et des entreprises, tout en favorisant la sécurité des investissements.
Face aux attentes suscitées par cette réforme, le ministère d’État en charge de la Justice assure vouloir accélérer le processus jusqu’à son aboutissement.
Promulguée le 15 juillet 2016, la loi n°16/012 portant organisation de la profession de notaire avait pour ambition de moderniser le système notarial congolais et de l’adapter aux exigences actuelles en matière de sécurité juridique. Malgré son adoption, plusieurs textes d’application demeurent encore attendus. Leur finalisation apparaît désormais comme la condition essentielle pour permettre le déploiement complet de la réforme et l’installation effective d’un notariat modernisé à l’échelle nationale.
Infos27

