La riposte contre l’épidémie d’Ebola dans l’Est de la République démocratique du Congo enregistre des avancées jugées significatives par les autorités. À l’issue de la visite d’État du président burundais Évariste Ndayishimiye à Kinshasa, les ministres Roger Kamba et Patrick Muyaya ont mis en avant l’efficacité croissante des actions engagées sur le terrain. Renforcement des capacités de prise en charge, multiplication des laboratoires, augmentation du dépistage et progression du nombre de guérisons témoignent, selon eux, d’une mobilisation communautaire et institutionnelle qui commence à produire des résultats tangibles.
Les ministres de la Santé publique, Roger Kamba, et de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, ont salué mardi à Kinshasa les progrès enregistrés dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola qui sévit dans l’Est de la République démocratique du Congo, mettant en avant les résultats obtenus grâce au renforcement des capacités sanitaires et à la mobilisation des communautés.
Interviewés en direct sur la Radio-télévision nationale congolaise (RTNC), à l’issue des échanges entre le Président Félix Tshisekedi et son homologue burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, les ministres Roger Kamba et Patrick Muyaya ont estimé que la riposte contre Ebola est entrée dans une phase de consolidation marquée par une amélioration significative des indicateurs opérationnels.
Des capacités sanitaires renforcées
Le ministre de la Santé publique a souligné les efforts déployés depuis le déclenchement de la riposte pour accroître les capacités de diagnostic et de prise en charge dans les zones affectées.
« On voit que la sensibilisation porte ses fruits. On voit que la mobilisation communautaire est effective. Plus de 500 lits ont été déployés en un mois, cinq laboratoires installés en un mois ; en termes de dépistage, on est arrivé à 2.000 cas dépistés par mois. Donc, on voit que la riposte atteint un nouveau niveau élevé », a déclaré Roger Kamba sur les antennes de la RTNC.
Selon lui, ces avancées permettent d’améliorer l’identification précoce des cas, d’accélérer leur prise en charge et de renforcer la surveillance sanitaire dans les zones touchées par l’épidémie.
Le ministre de la Santé a également rendu hommage aux équipes de terrain ainsi qu’aux partenaires nationaux et internationaux qui accompagnent les autorités sanitaires dans cette lutte.
La communication au cœur de la riposte
De son côté, le ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement a insisté sur l’importance de la sensibilisation des populations face aux fausses informations entourant l’épidémie.
« Nous sommes pleinement mobilisés aux côtés du ministre de la Santé pour que nous puissions mener le combat contre l’infodémie, l’intox, et assurer une bonne communication afin de faire comprendre à la population qu’effectivement, l’épidémie existe », a indiqué Patrick Muyaya.
Le porte-parole du Gouvernement a relevé que les campagnes de communication contribuent progressivement à une meilleure adhésion des communautés aux mesures de prévention et de prise en charge.
« On a au moins aujourd’hui 100 guéris. Cela montre que la sensibilisation se passe bien », a-t-il ajouté.
Une mobilisation soutenue au plus haut niveau
Les deux ministres ont également salué l’annonce de la prochaine visite du Président Félix Tshisekedi en Ituri, province parmi les plus affectées par l’épidémie.
Pour eux, cette descente présidentielle constitue un signal fort de l’engagement des institutions dans la lutte contre Ebola et un levier supplémentaire pour renforcer la mobilisation des acteurs locaux.
La situation sanitaire dans l’Est de la RDC a figuré parmi les dossiers examinés lors de la visite d’État de 48 heures d’Évariste Ndayishimiye à Kinshasa. Les présidents congolais et burundais ont réaffirmé leur volonté de coordonner leurs efforts face aux défis transfrontaliers, notamment les épidémies, la sécurité et les questions de santé publique dans la région.
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