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2 juillet, 2026 - 22:03:11
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Patrick Muyaya : « C’est le Rwanda qui perturbe le processus de paix, les FDLR sont un faux prétexte »

La mise en œuvre de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda continue d’alimenter les tensions diplomatiques. Invité de l’émission « En tête à tête » sur France 24, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a rejeté toute responsabilité de Kinshasa dans les retards enregistrés, imputant ces blocages à Kigali. Selon lui, cinq des six zones identifiées par le mécanisme conjoint de coordination sécuritaire comme abritant des éléments des FDLR se trouvent sous le contrôle du M23 et des forces rwandaises, ce qui entrave l’application des mesures convenues. Contestant l’argument avancé par Kigali pour justifier le maintien de ses troupes en territoire congolais, il a affirmé que les FDLR constituent « un faux prétexte », rappelant que plusieurs rapports internationaux estiment que ce groupe ne représente plus une menace stratégique pour le Rwanda. Patrick Muyaya a, dans ce contexte, appelé les États-Unis à renforcer les sanctions contre Kigali afin d’obtenir le retrait de ses forces de l’est de la RDC.

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a imputé au Rwanda la principale responsabilité du retard dans la mise en œuvre du volet sécuritaire de l’accord de paix conclu entre Kinshasa et Kigali sous médiation des États-Unis.

Invité de l’émission En tête à tête sur France 24, il est revenu sur les déclarations de l’envoyé spécial américain pour l’Afrique, Massad Boulos, selon lesquelles ni la RDC ni le Rwanda ne respecteraient pleinement leurs engagements. « Ce n’est pas nous qui allons hésiter à donner tout ce que nous pouvons donner pour que nous puissions recouvrer la paix très rapidement », a déclaré Patrick Muyaya, rappelant que les discussions en faveur du retour de la paix dans l’est du pays avaient débuté dès juillet 2022.

Selon lui, les offensives militaires menées après la signature de l’accord illustrent l’absence de volonté politique de Kigali de respecter les engagements pris dans le cadre du processus de paix.

« Les FDLR sont un faux prétexte »

Le porte-parole du gouvernement a ensuite contesté l’argument régulièrement avancé par Kigali, qui conditionne le retrait de ses troupes à la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). « C’est un faux prétexte », a-t-il affirmé.

Patrick Muyaya a soutenu que cinq des six zones identifiées par le mécanisme conjoint de coordination sécuritaire comme abritant des éléments des FDLR se trouvent aujourd’hui sous le contrôle du M23 et des forces rwandaises, ce qui, selon lui, compromet directement l’exécution des mesures prévues par l’accord.
Il a également fait valoir que plusieurs rapports internationaux, notamment ceux du Groupe d’experts des Nations unies et d’organisations de défense des droits humains, concluent que les FDLR ne constituent plus une menace stratégique pour le Rwanda.

Plaidoyer pour un durcissement des sanctions

Estimant que les sanctions américaines déjà prises contre certaines personnalités et entités rwandaises demeurent insuffisantes, Patrick Muyaya a appelé Washington à accentuer la pression sur Kigali.
« Les Américains peuvent aller plus loin », a-t-il déclaré, considérant que les États-Unis disposent des principaux leviers diplomatiques pour obtenir le retrait des forces rwandaises de l’est de la RDC et garantir le respect des engagements conclus sous leur médiation.

Le ministre a également rappelé que la RDC avait saisi la Cour internationale de justice afin que les responsabilités du Rwanda soient examinées et que les auteurs présumés des crimes commis dans l’est du pays répondent de leurs actes.

Le gouvernement défend sa riposte contre Ebola

Interrogé sur l’évolution de l’épidémie d’Ebola, Patrick Muyaya a rejeté les critiques visant la réaction des autorités congolaises.

« L’OMS elle-même a dit que nous avions une riposte très robuste », a-t-il assuré.

Le porte-parole du gouvernement a expliqué que la souche actuellement en circulation présente des symptômes proches de maladies courantes, ce qui a compliqué son identification au début de l’épidémie. Il a souligné que les dispositifs de surveillance, le suivi des contacts et la gratuité des soins dans les zones touchées permettent aujourd’hui d’améliorer la détection des cas et de limiter les chaînes de transmission, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé et d’Africa CDC.

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