Un grave naufrage survenu sur la rivière Kasaï, près de l’embouchure de la Sankuru, a coûté la vie à plus de 150 personnes, selon un bilan provisoire. L’embarcation, qui transportait plus de 200 passagers au départ du port de Kalina dans le territoire d’Ilebo, a chaviré dans la nuit de jeudi à vendredi. Une trentaine de survivants ont été secourus, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver les disparus. Les premiers témoignages évoquent une surcharge et le mauvais état du bateau. Ce nouveau drame relance les inquiétudes sur la sécurité du transport fluvial en RDC.
Les équipes de secours poursuivent, ce vendredi 3 juillet 2026, les opérations de recherche après le chavirement d’une baleinière motorisée sur la rivière Kasaï, près de l’embouchure de la rivière Sankuru. Le drame a fait plus de 150 morts, selon un bilan encore provisoire, tandis que plusieurs passagers restent portés disparus.
L’information a été confirmée par le coordonnateur national de l’Association pour le développement des riverains du Kasaï (ADRK), Job Olondo. Selon lui, l’embarcation transportait plus de 200 voyageurs au moment de l’accident. Une trentaine de personnes ont pu être secourues, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver d’éventuels survivants et repêcher les corps des victimes.
D’après les premiers témoignages recueillis, la baleinière avait quitté le port de Kalina, dans le territoire d’Ilebo, aux environs de 20 heures, en direction de la province du Sankuru. Plusieurs voyageurs auraient toutefois renoncé à embarquer, estimant que le bateau était surchargé et présentait des signes de vétusté.
« L’embarcation est partie du port de Kalina vers 20 heures. Des passagers ont préféré descendre avant le départ parce qu’ils jugeaient qu’elle était trop chargée. Le naufrage est survenu à proximité de l’embouchure de la rivière Sankuru. En plus de la surcharge, plusieurs planches du bateau étaient déjà en mauvais état », a expliqué Job Olondo.
Le responsable de l’ADRK pointe également des insuffisances dans les contrôles effectués avant le départ des embarcations. Il estime que les services chargés de la navigation auraient dû empêcher le voyage d’un bateau transportant un nombre aussi élevé de passagers, surtout en pleine nuit.
Ce nouveau drame relance le débat sur la sécurité du transport fluvial en République démocratique du Congo. Chaque année, de nombreux accidents sont enregistrés sur les cours d’eau du pays, souvent liés à la surcharge des embarcations, à leur mauvais état, aux départs nocturnes et au non-respect des règles de navigation.
Face à la répétition de ces tragédies, plusieurs acteurs de la société civile appellent les autorités à renforcer les contrôles, à moderniser le transport fluvial et à faire appliquer strictement les normes de sécurité, afin de réduire le nombre d’accidents et de protéger les usagers des voies navigables.
Stony Mulumba, correspondant à Kananga

