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14 juillet, 2026 - 18:45:05
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ONU : la RDC plaide pour une industrialisation des minéraux critiques

La République démocratique du Congo a défendu, à New York, une nouvelle approche de la transition énergétique mondiale, fondée sur la création de valeur dans les pays producteurs. Devant les Nations Unies, la ministre d’État aux Affaires étrangères a appelé à des investissements dans la transformation locale des minerais critiques, tout en dénonçant l’exploitation illicite des ressources congolaises qui alimente les conflits armés dans l’est du pays.

DISCOURS DE SON EXCELLENCE MADAME LA MINISTRE D’ÉTAT, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COOPÉRATION INTERNATIONALE, FRANCOPHONIE ET DIASPORA CONGOLAISE DE LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

À l’occasion de sa participation à la Réunion de haut niveau des Nations Unies consacrée aux minéraux critiques pour la transition énergétique.

New York, le 14 Juillet 20026

Madame la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies,
Monsieur l’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement,

Excellences,
Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi, au nom de la République démocratique du Congo, d’exprimer notre profonde appréciation aux Nations Unies pour avoir placé les minéraux critiques au cœur d’une réflexion véritablement mondiale.
La transition énergétique est devenue une nécessité planétaire. Mais elle ne sera véritablement juste que si elle transforme également les économies des pays qui en fournissent les fondations.
Pendant trop longtemps, les pays producteurs ont été perçus principalement à travers le prisme de l’extraction : les matières premières au Sud ; la transformation, les technologies et l’essentiel de la valeur ajoutée ailleurs.

La véritable question n’est donc plus seulement de savoir d’où proviennent les minéraux critiques, mais où demeure la valeur qu’ils créent.

La République démocratique du Congo porte une ambition claire : devenir un pôle africain majeur de production responsable, de transformation industrielle et d’innovation autour des minéraux critiques.
Cette ambition suppose des investissements dans les infrastructures, l’énergie, la recherche, les compétences et les technologies. Elle suppose aussi la formalisation et la modernisation de l’exploitation artisanale, afin que les travailleurs et les communautés locales deviennent pleinement parties prenantes des chaînes de valeur qu’ils rendent possibles.

Notre participation récente au Forum d’Abidjan a réaffirmé cette conviction : nous avons besoin d’un partenariat renouvelé, fondé sur la transparence, le renforcement des capacités institutionnelles, une plus grande création de valeur sur le continent africain et une articulation cohérente entre les cadres nationaux, régionaux et multilatéraux.

Excellencies,
The global energy transition must not become another extractive transition. If it merely replaces one form of dependency with another, it will have fallen short of its promise.
Yesterday, under the Democratic Republic of the Congo’s presidency of the Security Council, we convened an

Arria-formula meeting on natural resources and conflict prevention.
For countries like mine, this is no longer merely a development issue. Illicit exploitation weakens State authority, erodes sovereignty and can accompany the violation of territorial integrity.

Rubaya illustrates this starkly. Its mines account for an estimated 15 per cent of global tantalum demand. According to the United Nations Group of Experts, at least 1,400 tons of coltan were smuggled into Rwanda during the first year following their seizure by the Rwanda-backed M23, generating an estimated 800,000 United States dollars every month for the armed group.

Yet, despite this damning evidence, the Rwanda Defence Force remains undesignated under the United Nations sanctions regime. This reveals both insufficient enforcement of existing tools and a wider gap in the international architecture, which still too often confines natural-resource governance to the development sphere, even when illicit exploitation sustains armed conflict, erodes sovereignty and violates territorial integrity.

This is why the Democratic Republic of the Congo is advocating, during its presidency of the Security Council, for a more coherent framework linking natural resources to conflict prevention, international peace and security, and shared prosperity.

We welcome the Secretary-General’s Guiding Principles and Actionable Recommendations. But principles will matter only if they translate into measurable change on the ground.
Partnerships must move beyond securing access to raw materials. They must support local and regional value addition, infrastructure, technology transfer, research, skills, industrialization and access to finance and markets.

Responsibility must also extend across the entire value chain. It cannot stop at the mine gate. Producers, traders, processors, financial institutions, manufacturers and consumer countries must all be accountable.
Traceability must combat fraud, smuggling and conflict financing without excluding legitimate artisanal producers, creating new barriers to market access or placing the full burden of compliance on producing countries.

This agenda lies at the intersection of the Sustainable Development Goals: clean energy, decent work, industrialization, responsible production, climate action, strong institutions and international partnerships. Progress towards one Goal must never come at the expense of another.
Ultimately, the success of the energy transition will not be measured only by the number of batteries, electric vehicles or wind turbines produced.

It will also be measured by whether the countries, workers and communities whose resources make that transition possible are safer, more sovereign and more prosperous because of it.

Je vous remercie.

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