Lors du lancement des travaux du futur bâtiment administratif de l’ONAPAC à Beni, le ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, a mis en avant la contribution exceptionnelle de cette antenne qui génère près de 95 % des recettes nationales de l’Office. Il appelle à renforcer les filières agricoles pour faire de la RDC une puissance agricole africaine.
L’agriculture occupe une place stratégique dans l’économie de Beni et dans les ambitions nationales de développement. Le ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, l’a rappelé jeudi lors du lancement des travaux de construction du futur bâtiment administratif de l’Office national des produits agricoles du Congo (ONAPAC).
Au-delà de la pose de la première pierre, cette cérémonie a mis en lumière le poids économique de l’antenne de Beni, présentée comme un pilier financier de l’Office. À elle seule, cette structure contribue à hauteur de près de 95 % aux recettes nationales de l’ONAPAC.
Pour Muhindo Nzangi, cette performance contraste avec les conditions de fonctionnement de l’institution, qui a longtemps évolué dans des infrastructures jugées inadaptées. « Pour qu’on nous prenne au sérieux, il fallait doter Beni d’un bureau digne de son importance », a-t-il déclaré, estimant que cette antenne mérite des moyens à la hauteur de sa contribution.
Cacao, café et cultures vivrières au cœur de la dynamique agricole
Le ministre a attribué cette réussite à la richesse agricole de la région, portée notamment par les filières du cacao et du café, mais également par les cultures vivrières qui approvisionnent les marchés locaux et régionaux.
Il a salué les efforts des producteurs et les a encouragés à poursuivre leur engagement, rappelant que la RDC dispose d’importantes potentialités agricoles susceptibles de soutenir la croissance économique et d’améliorer la sécurité alimentaire du pays.
Dans cette perspective, Muhindo Nzangi a réaffirmé l’ambition du gouvernement de positionner la RDC parmi les grands producteurs africains de cacao. Cette vision repose, selon lui, sur un meilleur accompagnement des producteurs, le développement des infrastructures agricoles et la modernisation des méthodes de production.
Transformer les recettes agricoles en investissements durables
À travers le renforcement des capacités de l’ONAPAC à Beni, le gouvernement entend améliorer la gestion des revenus issus des filières agricoles et créer davantage de retombées pour les producteurs.
Le futur bâtiment administratif devra ainsi contribuer à améliorer les conditions de travail des agents et à renforcer l’efficacité de cette institution chargée d’accompagner la valorisation des produits agricoles congolais.
Pour les autorités, l’expérience de Beni démontre que les performances locales peuvent devenir un moteur du développement national. La stratégie affichée consiste désormais à mieux exploiter les ressources agricoles du pays afin de bâtir une économie plus résiliente, fondée sur la production locale et la transformation des richesses issues du secteur agricole.
Justin Mupanya, correspondant au Nord-Kivu

