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1 novembre, 2026 - 17:32:16
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Accord de Washington : Mukoko et Muyaya dissipent les contrevérités et à réaffirmer la souveraineté congolaise

Alors que la polémique enfle autour du partenariat stratégique conclu entre la République démocratique du Congo et les États-Unis, le gouvernement a choisi de sortir du brouhaha pour revenir aux faits. Mardi 30 décembre au soir, lors d’un briefing de presse tenu à la RTNC, le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale Daniel Mukoko Samba, aux côtés du ministre de la Communication et Médias Patrick Muyaya, a livré une mise au point détaillée sur la nature, la portée et les mécanismes de l’accord signé le 4 décembre à Washington. Au cœur des critiques, une accusation persistante : celle d’un supposé « bradage » des ressources minières congolaises et d’un abandon de souveraineté économique au profit de partenaires étrangers. Des accusations que l’exécutif juge infondées et nourries par une lecture partielle, voire émotionnelle, d’un texte pourtant public et technique.

Dès l’entame, Patrick Muyaya a tenu à recadrer le débat. Les documents, a-t-il rappelé, sont accessibles depuis leur signature. Ils ne comportent ni clause secrète ni annexe dissimulée. « Il ne s’agit pas d’un deal obscur, mais d’un accord de partenariat stratégique clairement défini », a-t-il insisté, appelant à une lecture juridique et dépassionnée.

Prenant la parole, Daniel Mukoko Samba a précisé le périmètre exact de l’accord. Deux textes sont concernés : l’accord de partenariat stratégique, signé par lui-même pour la partie congolaise, et un mémorandum d’entente sur la sécurité, paraphé par la ministre d’État aux Affaires étrangères. « Nous parlons exclusivement des documents signés entre la RDC et les États-Unis, et non d’autres accords conclus le même jour avec d’autres partenaires », a-t-il souligné.

Selon le vice-Premier ministre, l’accord du 4 décembre marque un changement de niveau dans les relations bilatérales. La RDC passe d’une coopération classique à un partenariat stratégique, un statut réservé à un cercle restreint de pays. « Un partenariat stratégique signifie que deux États partagent une vision commune à moyen et long terme et considèrent que leurs intérêts fondamentaux sont étroitement liés », a-t-il expliqué.

Aucune mine cédée, aucun investisseur désigné

Sur le fond économique, Mukoko Samba a été catégorique. « Il s’agit d’un accord-cadre, technique, qui définit des domaines de coopération : économie et commerce, sécurité, gouvernance, éducation, sciences et technologies, sans céder la moindre mine, sans désigner le moindre investisseur et sans attribuer le moindre contrat », a-t-il martelé. Et d’ajouter : « Il n’existe dans ce document aucune liste de concessions minières, aucun engagement de bradage des ressources ».

Une précision jugée essentielle par le gouvernement, alors que certaines voix, dont celle de Fulgence Muteba, ont publiquement exprimé leurs inquiétudes. Sans attaquer frontalement, l’exécutif a préféré répondre point par point, en s’appuyant sur le contenu du texte plutôt que sur l’émotion suscitée par le débat.

Le comité conjoint de pilotage, clé de voûte du dispositif