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4 septembre, 2026 - 16:52:25
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UNIKIN : Christian Bosembe décroche la grande distinction avec un mémoire de DEA/DES sur la Constitution

Une reconnaissance académique vient couronner le parcours de Christian Bosembe. Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a soutenu, le 1er septembre 2026 à la Faculté de droit de l’Université de Kinshasa, son mémoire de DEA/DES consacré à la Constitution et à l’ordre constitutionnel. Son travail, intitulé « La Constitution comme socle de l’ordre constitutionnel : contribution à la théorie de la réinvention de l’État », a obtenu la mention grande distinction, au terme d’une soutenance saluée par le jury. À travers cette recherche, le juriste défend une conception de la Constitution à la fois contraignante, légitime et socialement appropriée.

Christian Bosembe a ajouté une nouvelle distinction à son parcours académique. Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a soutenu, le 1er septembre 2026, son mémoire de DEA/DES à la Faculté de droit de l’Université de Kinshasa. Devant un jury composé de plusieurs universitaires, il a défendu une recherche consacrée au rôle de la Constitution dans la construction et la transformation de l’État.

Intitulé « La Constitution comme socle de l’ordre constitutionnel : contribution à la théorie de la réinvention de l’État », le travail de Christian Bosembe a été sanctionné par la mention grande distinction. Sa prestation a également été accueillie par les acclamations unanimes du jury.

À travers ce mémoire, le président du CSAC s’intéresse à la place de la Constitution dans l’organisation de l’État et dans la consolidation de l’ordre constitutionnel. Sa réflexion dépasse ainsi la seule dimension normative du texte fondamental pour interroger son rapport avec la société et l’histoire collective.

La recherche présentée par Christian Bosembe repose sur une approche qui articule le droit et l’anthropologie. La Constitution y est envisagée à la fois comme une norme juridique, un instrument politique et un récit fondateur susceptible de traduire les aspirations d’une communauté nationale.

L’auteur défend l’idée qu’une Constitution efficace doit réunir plusieurs conditions. Elle doit être juridiquement contraignante, bénéficier d’une légitimité politique et faire l’objet d’une véritable appropriation sociale. Cette dernière dimension occupe une place centrale dans son raisonnement.

Pour Christian Bosembe, la stabilité de l’État ne peut pas reposer uniquement sur l’existence formelle de règles constitutionnelles. La norme fondamentale doit également être comprise, acceptée et intériorisée par les citoyens. Elle doit pouvoir devenir une référence commune dans la construction de l’identité collective et dans l’organisation de la vie publique.

Le peuple au cœur de la réflexion

La démarche conduit le chercheur à poser une interrogation qui résume l’une des préoccupations majeures de son travail : « Quel peuple voulons-nous constituer à travers notre Constitution ? »

Cette question place la relation entre la norme fondamentale et la société au centre de la réflexion constitutionnelle. Elle invite également à considérer la Constitution comme un instrument susceptible d’accompagner les transformations de l’État plutôt que comme un cadre figé.

Dans cette perspective, la réinvention de l’État ne signifie pas une rupture avec l’ordre constitutionnel. Elle suppose plutôt une capacité d’adaptation permettant aux institutions de répondre aux évolutions de la société tout en préservant les principes fondamentaux qui structurent l’État de droit.

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