Des ossements humains ont été découverts le lundi 11 août 2025 dans le village de Bapwakina, situé dans le groupement Bakaheku, chefferie de Babila-Babombi, territoire de Mambasa (Ituri). Selon plusieurs témoignages, ces restes appartiendraient à une victime des rebelles ADF-NALU, tuée lors d’une incursion en décembre 2024.
Cette macabre trouvaille vient s’ajouter à celles de Pamedi et Makilima, où dix squelettes avaient été exhumés en mai dernier. Ces découvertes successives confirment l’ampleur des exactions perpétrées par les ADF, dont les traces continuent d’émerger plusieurs mois après les attaques.
Faute de présence des autorités, les habitants ont procédé à l’inhumation des ossements. Pour Ram’s Malikidogo, chargé du monitoring à la CRDH/Mambasa, cette situation met en lumière le manque criant de ressources pour l’identification des victimes et la documentation des violations. Il appelle les autorités congolaises à lancer une enquête rigoureuse afin de faire toute la lumière sur ces crimes.
Les ADF, groupe armé d’origine ougandaise, sont responsables de nombreuses atrocités dans l’est de la RDC. En dépit des opérations militaires menées contre eux, leur menace demeure constante dans plusieurs zones de l’Ituri et du Nord-Kivu.
Justin Mupanya, correspondant à Beni

