La restauration de l’autorité de l’État au Sud-Kivu s’est invitée au cœur des consultations gouvernementales à Uvira. Le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, y a réuni samedi le Comité provincial de sécurité élargie, avant un atelier destiné à associer les communautés locales à la recherche de réponses durables à la crise sécuritaire.
La restauration de l’autorité de l’État dans les zones affectées par la crise sécuritaire au Sud-Kivu s’est retrouvée au centre d’une démarche gouvernementale engagée à Uvira, où le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a présidé samedi une réunion du Comité provincial de sécurité élargie.
Cette rencontre du 19 septembre a constitué une étape préparatoire à un atelier de réflexion communautaire consacré au retour de l’administration de l’État et au rétablissement du fonctionnement régulier des institutions dans les entités affectées par l’insécurité.
La réunion a notamment permis d’examiner la situation sécuritaire dans la province ainsi que les dispositions nécessaires à l’organisation de l’atelier. Celui-ci doit réunir différents acteurs locaux autour des conditions permettant de rétablir durablement l’autorité publique dans les zones touchées par la crise.
« Cette rencontre intervient en prélude à la tenue de l’atelier de réflexion communautaire consacré à la restauration rapide de l’autorité de l’État dans la province du Sud-Kivu », indique le communiqué du ministère de l’Intérieur parvenu à l’ACP.
Au-delà des questions strictement sécuritaires, la démarche entend prendre en compte les conséquences administratives, sociales et économiques de la crise qui affecte plusieurs territoires de l’Est du pays. La présence effective de l’administration constitue ainsi l’un des enjeux de cette réflexion.
L’atelier est conçu comme un espace de dialogue devant permettre aux communautés locales d’exprimer leurs préoccupations et de formuler des recommandations sur le retour effectif des services de l’État dans les entités affectées.
La problématique des groupes armés et celle de la reconstruction du vivre-ensemble figurent également parmi les questions appelées à être examinées. L’objectif est de recueillir les réalités vécues sur le terrain afin d’alimenter les orientations destinées à accompagner le rétablissement de l’autorité publique.
Dans cette perspective, Jacquemain Shabani entend inscrire la démarche dans une approche participative, en impliquant notamment les leaders communautaires. Leur participation doit contribuer à favoriser l’appropriation des recommandations issues des échanges et leur articulation avec la feuille de route gouvernementale.
Le choix d’Uvira intervient dans un contexte particulièrement marqué par les effets de la crise sécuritaire au Sud-Kivu. La ville a elle-même connu une période d’occupation au cours de cette crise, avec des conséquences sur le fonctionnement de l’administration et la vie des populations.
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