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10 octobre, 2026 - 21:40:25
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Guerre à l’Est : Faut-il encore négocier avec les bourreaux de la RDC ? (Tribune)

Depuis plus de deux décennies, la République Démocratique du Congo est le théâtre de conflits armés récurrents, alimentés par l’ingérence du Rwanda et ses objectifs naturels prédateurs sur les ressources congolaises. Derrière le paravent de groupes rebelles factices, Kigali orchestre une guerre d’agression qui perpétue massacres, déplacements massifs de populations et pillages systématiques. Face à cette situation, la RDC doit-elle encore céder aux injonctions internationales pour dialoguer avec des mouvements créés de toutes pièces par l’ennemi ? Ce texte analyse les enjeux d’un dialogue biaisé et plaide pour une réponse souveraine, ferme et pragmatique à cette guerre d’usure.

La République démocratique du Congo est victime de conflits armés répétés depuis 1996 jusqu’à nos jours, en raison de l’agression rwandaise. Ces conflits ont occasionné la violation systématique des droits de l’homme et du droit international humanitaire, à travers des tueries, des carnages, des atrocités, des traitements inhumains et dégradants, des déplacements massifs de population et des crimes internationaux.

En effet, les rapports des Nations Unies et des organisations internationales des droits humains ont démontré noir sur blanc l’implication du micro-État prédateur rwandais dans ces conflits.

Il saute donc aux yeux que la guerre à l’Est du Congo n’est pas congolo-congolaise, mais plutôt rwando-congolaise. C’est l’État rwandais qui est à la base de ces conflits armés dans le but de piller exclusivement les ressources naturelles.

Pour camoufler ses forfaits sur le territoire congolais, l’État rwandais et ses complices (sociétés multinationales, firmes, etc.) peaufinent des stratégies, notamment en se déguisant en groupes rebelles congolais (RCD, CNDP, M23, AFC).

Ainsi, il place à la tête de ces mouvements quelques Congolais ignorants et manipulés, enclins à demander le dialogue, avec pour finalité d’infiltrer les Rwandais dans l’armée congolaise et dans les institutions stratégiques de l’État afin de déstabiliser la RDC. À titre exemplatif, un sergent rwandais, Bosco Tangana, fut nommé général en RDC à la suite du dialogue à travers le brassage et le mixage. Les cas sont légion.
Peut-on encore continuer à dialoguer dans ces conditions ?
Bien qu’il soit un mode de règlement pacifique des conflits souvent préconisés, nous estimons que le dialogue doit tenir compte de la souveraineté d’un État. Il ne doit pas être une occasion de l’aliéner.

L’histoire politique congolaise révèle que l’expérience malheureuse des dialogues ayant eu lieu avec les mouvements rebelles (RCD, CNDP, M23, AFC), créés par l’État rwandais, avait un dénominateur commun : partage du pouvoir, infiltrations, impunité (amnistie) et, enfin, rebondissements de la guerre d’agression.

Il n’est secret pour personne que le M23 n’existe pas en réalité. Il est une coquille vide montée de toutes pièces par l’État rwandais pour déstabiliser l’État congolais.

S’il doit y avoir dialogue, celui-ci doit intervenir entre l’État congolais et l’État rwandais, car c’est le président Paul Kagame qui est à l’origine de ces conflits armés. Il est le fondateur du M23/AFC et des autres mouvements politico-militaires (RCD, CNDP).

Dialoguer avec le M23, c’est rendre la guerre interminable. Cela conduira à la triste réalité selon laquelle « avant le dialogue égal après le dialogue ».

Ce serait un replâtrage et non un dialogue, car la raison avancée par l’État rwandais sur la prétendue discrimination de la communauté Banyamulenge est fausse et ne reflète pas la vérité. Les Banyamulenge résident paisiblement en République Démocratique du Congo. Les Congolais n’ont pas la culture de la discrimination des communautés.

Quant à la négociation avec l’État rwandais, elle n’est qu’un dialogue en trompe-l’œil. Lors de l’arrivée de l’AFDL, l’armée rwandaise avait pris le contrôle, pendant plusieurs années, du territoire occupé par l’AFDL à l’Est de la RDC sans jamais neutraliser les FDLR.

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