Face aux atrocités persistantes dans l’est de la RDC, le gouvernement intensifie son offensive judiciaire sur la scène internationale. Dans un appel solennel, le vice-ministre de la Justice, Me Samuel Mbemba, a exhorté la population à relayer massivement le communiqué du procureur de la CPI et à collaborer activement aux enquêtes en cours. Parallèlement, la RDC s’apprête à affronter le Rwanda devant la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), dans une démarche stratégique impulsée par le président Félix Tshisekedi pour mettre fin à l’impunité.
Dans les 24 heures suivant la publication du communiqué du procureur de la Cour pénale internationale (CPI), le vice-ministre de la Justice et Contentieux International, Me Samuel Mbemba, a pris la parole, jeudi 6 février pour clarifier la position du gouvernement et appeler la population congolaise à une mobilisation générale en faveur des enquêtes en cours.
Lors de son point de presse, Me Samuel Mbemba a insisté sur l’importance d’une large diffusion du communiqué émis par le procureur de la CPI. Il a exhorté chaque Congolais, ainsi que les organisations nationales et internationales, à relayer massivement ce message afin qu’il parvienne aux victimes, aux témoins et aux ONG disposant d’informations cruciales.
« S’agissant du communiqué publié hier par le Procureur de la CPI, je voudrais simplement vous demander de relayer ce communiqué qui n’appelle aucun commentaire de la part du Gouvernement. Relayer ce communiqué pour que les victimes et témoins de partout où ils se trouvent, les organisations nationales et internationales ayant les informations à fournir à la Cour puissent lui transmettre. Ce communiqué ne doit pas rester inconnu. Relayer-le au maximum pour que les informations attendues par le Bureau du procureur de la CPI lui parviennent. »
Cet appel traduit la volonté des autorités congolaises d’impliquer pleinement la population dans la recherche de la vérité et la mise en lumière des crimes commis. Il marque également une étape clé dans la coopération entre la RDC et la CPI pour faire éclater la vérité sur les massacres qui continuent de frapper l’est du pays.
La justice internationale, outil de riposte face à l’agression rwandaise
Au-delà de la collaboration avec la CPI, Me Samuel Mbemba a également évoqué le procès intenté par la RDC contre le Rwanda devant la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), dont l’audience est prévue pour le mercredi 12 février à Arusha, en Tanzanie. Il a encouragé les médias congolais à assurer une couverture optimale de cette procédure afin de renforcer la visibilité des démarches entreprises par Kinshasa.
Cet affrontement judiciaire avec Kigali s’inscrit dans une stratégie plus large mise en place sous la direction du Président Félix Tshisekedi. Face à l’impunité persistante dont bénéficient les auteurs de violences et de violations massives des droits humains, le Chef de l’État congolais a décidé de mener un combat juridique sur la scène internationale, avec l’appui du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa.
La RDC entend faire du droit international un levier stratégique pour obtenir justice et réparation face aux crimes perpétrés sur son sol. En portant plainte contre le Rwanda devant la CADHP, le gouvernement congolais entend démontrer, preuves à l’appui, l’implication des autorités rwandaises dans la déstabilisation du pays et les massacres commis dans l’est du territoire.
Dans cette dynamique, la collaboration entre la RDC et la CPI revêt une importance capitale. La collecte et la transmission d’éléments de preuve au Bureau du procureur de la CPI sont essentielles pour établir les responsabilités et enclencher des poursuites contre les auteurs présumés des atrocités. Les citoyens congolais sont donc appelés à jouer un rôle actif en transmettant toute information pertinente via le lien sécurisé mis en place par la Cour : https://otplink.icc-cpi.int.
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