Le colonel Michel Rukunda Makanika, chef de la milice Twiraneho composée des Banyamulenge (Tutsi congolais), a été tué par des drones de l’armée rwandaise dans les Hauts Plateaux de Minembwe, en République démocratique du Congo (RDC). Cette information a été confirmée jeudi par des témoins interrogés par téléphone.
Selon un lieutenant de Makanika, le colonel a été ciblé pour avoir refusé de faire allégeance à l’armée rwandaise et au mouvement rebelle M23, qui progresse dans la région. « Pour avoir refusé l’esclavage du Rwanda, le colonel Makanika a été la cible des drones de l’armée rwandaise. Il a été tué parce qu’il ne voulait pas que les Rwandais prennent le contrôle des Hauts Plateaux », a déclaré ce lieutenant à l’Agence congolaise de presse (ACP).
L’assassinat du colonel Makanika soulève des préoccupations quant à la sécurité dans l’est de la RDC, une région marquée par des conflits armés et des tensions ethniques. Les Banyamulenge, dont il était le chef, se trouvent souvent au cœur de ces conflits, exacerbés par les relations complexes entre la RDC et le Rwanda.
Cet événement met également en lumière les enjeux géopolitiques de la région, où la présence militaire rwandaise et l’influence du M23 continuent de provoquer des inquiétudes parmi les populations locales et la communauté internationale. Les autorités congolaises et les organisations de défense des droits humains pourraient être amenées à réagir face à cette escalade de la violence.
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