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Kinshasa
9 décembre, 2025 - 00:35:10
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Mémoire nationale : Félix Tshisekedi lance les travaux de la table ronde sur le GENOCOST

Il fallait un geste fort, à la hauteur du silence abyssal qui entoure l’un des drames humains les plus effroyables de notre époque. En lançant, le lundi 31 mars 2025 à Kinshasa, la table ronde pour l’appropriation du GENOCOST, le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a brisé l’omerta qui pèse depuis trois décennies sur les massacres de masse perpétrés en République démocratique du Congo dans le seul but de piller ses ressources. Ce génocide à visée économique, méthodiquement orchestré, a causé plus de dix millions de morts et a transformé le territoire congolais en théâtre d’un carnage ininterrompu, dont les racines plongent dans l’avidité minérale et la complicité internationale. En présence de la Première dame Denise Nyakeru et d’éminentes figures nationales et internationales, le Chef de l’État a ouvert un espace inédit de vérité, de mémoire et de réparation. Car il n’y a pas de paix sans justice, ni de justice sans mémoire. L’appropriation de ce pan occulté de notre histoire collective marque un tournant : celui d’un peuple qui décide enfin de regarder ses plaies en face pour se reconstruire dans la dignité et la lucidité.

Il n’y a pas de paix durable sans justice. Et il n’y a pas de justice sans mémoire. Le lundi 31 mars 2025, le Président Félix Tshisekedi a posé un acte de haute portée historique en lançant à Kinshasa la table ronde pour l’appropriation du GENOCOST, ce génocide à visée économique qui, depuis plus de trois décennies, déchire les entrailles de la République démocratique du Congo dans un silence presque complice de la communauté internationale.

Au Centre Culturel International de Kinshasa, lieu symbolique du renouveau culturel congolais, le couple présidentiel — le Chef de l’État et la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi — s’est tenu aux côtés des défenseurs de la mémoire, des acteurs académiques, politiques et des témoins du drame pour donner corps à cette vérité longtemps enfouie : en RDC, des millions de vies ont été brisées non pas au hasard, mais dans le cadre d’un projet de prédation systémique de ses ressources naturelles.
Une exposition-choc, une prise de conscience nécessaire

Makobola, Mwenga, Kisangani, Lubero, Bukavu, Kishishe… autant de noms qui résonnent comme des plaies ouvertes sur le corps de la nation congolaise. À travers une exposition saisissante, le public présent — dont le couple présidentiel — a revisité l’horreur des massacres documentés, révélant un schéma clair : derrière chaque tuerie, chaque village rasé, chaque fosse commune, se dessine la main invisible d’intérêts économiques cyniques.

Des images, des témoignages, des chiffres : 10 millions de morts, 6 millions de déplacés, 200 fosses communes, des femmes et enfants brisés à jamais. Une tragédie humaine de grande ampleur, dissimulée sous l’ombre épaisse de l’indifférence et de la géopolitique minérale.

Les organisateurs de cette table ronde, le CIA-VAR et le FONAREV, ont souligné la vocation éducative et transformative de ces assises : faire entrer le GENOCOST dans les programmes scolaires et universitaires, inscrire son récit dans les médias, faire naître un langage commun de mémoire et de résilience. C’est une démarche fondamentale, non pour entretenir la haine, mais pour faire jaillir la vérité et préparer les conditions d’une paix authentique, enracinée dans la connaissance de l’histoire.

Une volonté politique assumée

Dans son allocution sobre mais ferme, le Président Tshisekedi a appelé les Congolais à s’approprier leur propre mémoire, à reconnaître que le sang versé n’est pas un fait divers de l’Histoire, mais une blessure nationale qui mérite réparation, reconnaissance et transmission.

Il a également annoncé la création d’un groupe d’experts chargés de documenter rigoureusement les préjudices, les pertes humaines, les impacts socio-économiques de ces crimes de masse. Ce geste augure d’une volonté de structurer la lutte contre l’oubli en politique publique, et de revendiquer, à terme, une reconnaissance internationale du GENOCOST.

Ainsi, le lancement de cette table ronde n’est pas une cérémonie de plus. C’est un acte fondateur. La RDC se tient à la croisée des chemins : se réconcilier avec elle-même ou continuer à subir l’amnésie imposée. En choisissant l’appropriation du GENOCOST, Félix Tshisekedi engage la nation dans une quête de vérité. Une quête difficile, mais nécessaire. Car un peuple qui ne regarde pas ses morts dans les yeux ne saura jamais marcher la tête haute parmi les vivants.

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