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Kinshasa
20 avril, 2026 - 01:30:08
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Kinshasa: les Sages-femmes capacitées sur les comportements, attitudes et pratiques face aux accouchements et naissances inhabituels

En marge du mois de mars dédié à la promotion des droits des femmes, des Sages-femmes issues des différentes maternités de la ville province de Kinshasa ont renforcé leurs capacités sur « les Comportements-attitudes-pratiques face aux accouchements et naissances inhabituels (CAP-ANI) ». C’était à la faveur d’un séminaire organisé le 25 mars 2025 à Kinshasa.

Mme Lydie Mawelo, présidente de la Société congolaise de la pratique des Sage-femmes (SCOSAF) de Kinshasa et Sage-femme clinicienne, a abordé le cas des accouchements et naissances concernant les cas d’intersexuation. Elle a précisé que ce séminaire visait à recueillir des informations et échanger des méthodes pour mieux accueillir et traiter ces situations inhabituelles. Cette oratrice a insisté sur l’importance de sensibiliser les sages-femmes afin qu’ils soient prêts à accueillir des femmes intersexuées qui viennent accoucher mais aussi des enfants intersexués qui peuvent naître, de manière à recourir à une approche respectueuse, gage d’un bien-être physique, émotionnel et psychologique des parents et des enfants, ce qui est également une contribution à l’amélioration de la qualité du système de santé.

Pour sa part, Mme Dorcas Ndosimau, activiste de lutte contre le VIH, a indiqué que la pratique Sage-femme s’accompagne souvent des frustrations à l’endroit des gestantes porteuses du VIH, propos qu’elle a traduit au moyen d’un sketch sur l’accueil, par 3 Sage-femmes, d’une femme enceinte qui vient pour accoucher. Porteuse du VIH, elle a fui son hôpital habituel pour un autre supposé n’être pas connue. Mme Ndosimau a mis en lumière l’accueil des Sages-femmes dans les hôpitaux de Kinshasa avant d’insister sur la féminisation du VIH. Elle a précise que c’est généralement l’homme qui transmet le virus lors des relations sexuelles avec des blessures. Elle a recommandé aux Sages-femmes de sensibiliser les femmes enceintes à l’importance du dépistage du VIH. Cette activiste de lutte contre le VIH a encouragé une meilleure prise en charge des femmes enceintes séropositives et a présenté des produits essentiels à avoir dans les salles d’accouchement.

Identifier les signes de stress post-traumatique et de détresse psychologique

À son tour, Mme Bijoux Kamanga, psychologue clinicienne, a démontré qu’il est crucial de bien préparer l’annonce de toute situation inhabituelle survenant lors de l’accouchement et a souligné l’importance pour les Sages-femmes de pouvoir identifier les signes de stress post-traumatique et de détresse psychologique, en veillant également sur le suivi psychologique post-partum, car certaines femmes subissent des traumatismes pendant et après l’accouchement. Elle a enfin recommandé la création de groupes de soutien et des sessions de partage d’expériences pour réduire l’isolement des mères. Elle a également insisté sur l’importance de former les professionnels de santé afin de les sensibiliser aux signes de détresse psychologique et sur la nécessité de travailler en équipe avec des psychologues, pédiatres pour une approche globale de la prise en charge.

De leur côté, les docteurs Ginette Ntumbi et Aimé Mbenza ainsi que Maître Jean Felix…, respectivement coordonnatrice, conseiller médical et conseiller juridique du Groupe Inter-Désirs (GIDE) sont revenus tour à tour sur la manière de comprendre l’intersexuation qui est une situation innée, contrairement à l’infection du VIH et qui méritent toute une empathie de la part des Sage-femmes, mieux aussi des médecins qu’il faudra aussi capaciter de manière à éviter le recours à la justice en cas des manquements persistants dans l’exercice de la pratique professionnelle.

Ce séminaire a été organisé par le Groupe Inter-Désirs, en collaboration avec la Société congolaise de la pratique des Sage-femmes (SCOSAF), ville-province de Kinshasa, avec l’appui financier de Cuso International. L’activité a réuni une centaine des Sages-femmes issues des 43 maternités de 22 communes de Kinshasa ainsi que des apprenants de la pratique Sage-femme (encore étudiants à l’Institut supérieur des techniques médicales de Kinshasa (ISTM)) et le représentant de la directrice nationale du Programme national de la santé de la reproduction (PNSR) du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale.

M.O.K

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