À l’ouverture de la session ordinaire de l’Assemblée générale du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Dieudonné Kamuleta a salué « un moment de grande importance » pour la cristallisation de l’État de droit en République démocratique du Congo. Devant les plus hautes autorités judiciaires réunies dans la salle d’audience Marcel Lihau de la Cour de cassation, le président du Conseil supérieur de la magistrature a exprimé la gratitude de l’institution qu’il dirige à l’endroit du chef de l’État, Félix Tshisekedi, venu présider la cérémonie.
À Kinshasa, dans la salle d’audience Marcel Lihau de la Cour cassation, le président de la République, Félix Tshisekedi, a procédé ce lundi 7 avril à l’ouverture de la session ordinaire de l’Assemblée générale de la magistrature.
Dans son allocution, le président du Conseil supérieur de la magistrature, Dieudonné Kamuleta, a salué un « moment de grande importance » pour la cristallisation de l’État de droit en République démocratique du Congo. Tout en rendant hommage à l’engagement du chef de l’État en faveur du renforcement du pouvoir judiciaire, il a exprimé, au nom de l’ensemble de la magistrature, sa gratitude pour l’attention soutenue accordée à cette institution.
Dans l’enceinte de la Cour de cassation, l’instant se voulait historique. En sa qualité de magistrat suprême, Félix Tshisekedi est venu personnellement ouvrir les travaux de la session ordinaire de l’Assemblée générale, réaffirmant ainsi son attachement aux principes d’indépendance et de modernisation du pouvoir judiciaire.
Prenant la parole, Dieudonné Kamuleta a salué un geste hautement symbolique. « La cérémonie de ce jour revêt une grande importance dans la cristallisation de l’État de droit », a-t-il déclaré, insistant sur « l’honneur » fait au pouvoir judiciaire par la présence du chef de l’État. Le président du CSM a exprimé « la gratitude de tout le Conseil supérieur de la magistrature », soulignant que cette attention constante du magistrat suprême est perçue comme un encouragement majeur dans l’œuvre de redressement et de professionnalisation de la justice congolaise.
Une Assemblée générale sous le signe du renouveau
Dans son intervention, Dieudonné Kamuleta a rappelé la composition de l’Assemblée générale de la magistrature ainsi que ses prérogatives fondamentales, notamment la gestion de la carrière des magistrats et la garantie de l’indépendance de l’autorité judiciaire. Cette session ordinaire, qui réunit l’ensemble des chefs de juridictions et des parquets, vise à examiner le fonctionnement de la magistrature, à proposer des réformes et à dresser un état des lieux des défis à relever.
Le président du Conseil supérieur de la magistrature a mis en lumière les avancées obtenues sous le mandat actuel, tout en appelant à la consolidation des acquis : le renforcement de la discipline au sein des juridictions, l’amélioration des conditions de travail des magistrats et la lutte contre la corruption restent, selon lui, des priorités majeures pour crédibiliser l’appareil judiciaire aux yeux des citoyens.
Un État de droit en construction
Par sa présence, Félix Tshisekedi a tenu à réaffirmer son ambition de bâtir un État de droit effectif en République démocratique du Congo, où la justice serait véritablement le dernier rempart du citoyen. Cette volonté politique, plusieurs fois affichée depuis le début de son mandat, trouve ici une nouvelle illustration.
Dieudonné Kamuleta a, pour sa part, rappelé que l’indépendance de la magistrature ne saurait être effective sans le soutien constant des autorités politiques. Il a exhorté l’ensemble des magistrats à faire preuve d’éthique, de compétence et d’impartialité, afin de mériter la confiance du peuple congolais.
La session ordinaire de l’Assemblée générale de la magistrature s’étendra sur plusieurs jours, avec, à l’agenda, l’examen des dossiers disciplinaires, l’évaluation des besoins en ressources humaines et matérielles, ainsi que la formulation de recommandations à l’intention des pouvoirs publics.
PM

