Les États-Unis et l’Iran ont entamé, samedi 26 avril, à Oman, un troisième cycle de négociations consacré au programme nucléaire iranien, ont rapporté plusieurs médias étrangers. Ce nouveau round intervient après deux séries d’échanges jugés « constructifs » par les deux parties, alimentant l’espoir d’une avancée vers un éventuel accord.
Selon Abbas Araghchi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères, les discussions en cours porteront principalement sur des « questions techniques » et sur « des détails » au niveau des experts. « On peut donc s’attendre à ce que les négociations soient prolongées si nécessaire », a-t-il déclaré, cité par Le Figaro.
Les précédentes sessions, menées dans un climat qualifié de « respectueux et professionnel », avaient permis d’identifier plusieurs points de convergence sans toutefois régler les divergences majeures. Parmi les sujets encore sensibles figurent la question de l’enrichissement de l’uranium par Téhéran, les modalités de levée des sanctions américaines ainsi que les garanties de conformité aux engagements internationaux.
À Oman, pays traditionnellement discret mais influent sur la scène diplomatique régionale, les pourparlers se déroulent à huis clos, sous la médiation active des autorités locales. Les discussions mobilisent des représentants techniques et diplomatiques des deux camps, sans participation officielle des autres signataires du Plan d’action global commun (PAGC) de 2015.
Washington, qui avait quitté l’accord sous l’administration Trump en 2018, conditionne tout retour à un respect strict des limitations nucléaires prévues par le texte initial. De son côté, Téhéran réclame l’allègement substantiel des sanctions économiques qui pèsent lourdement sur son économie.
À ce stade, aucune déclaration officielle sur l’avancée des pourparlers n’a été faite. Les observateurs demeurent prudents, soulignant que les précédentes tentatives avaient été marquées par des cycles d’espoirs et de blocages.
Un diplomate occidental cité anonymement par l’agence Reuters a toutefois salué « un climat plus favorable qu’auparavant », tout en rappelant que « des compromis douloureux » seraient indispensables pour parvenir à un accord durable.
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