Un mois après la publication de sa feuille de route 2025–2029, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) entame les premières opérations concrètes de préparation des prochains scrutins. En se rendant, mardi 6 mai, à l’entrepôt central de Kingabwa pour superviser l’inventaire du matériel d’enrôlement, son président, Denis Kadima Kazadi, affiche une volonté de rupture avec les retards des cycles précédents. Cette démarche proactive vise à garantir une meilleure maîtrise logistique du processus électoral, trois ans avant l’échéance présidentielle prévue en 2028.
Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Denis Kadima Kazadi, s’est rendu mardi 6 mai à l’entrepôt central de l’institution, situé à Kingabwa, dans l’est de la capitale congolaise. Objectif de cette visite : évaluer l’état d’inventaire et de fonctionnement du matériel d’identification et d’enrôlement des électeurs, dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route électorale 2025–2029, publiée un mois plus tôt.
Face aux agents techniques mobilisés pour cette opération, Denis Kadima a pris connaissance des premières données recueillies sur les kits électoraux en stock. « Une des étapes importantes consiste à faire l’inventaire du matériel d’identification et d’enrôlement des électeurs et en connaître leur fonctionnalité », a-t-il déclaré à la presse. Selon lui, la majorité des machines inspectées sont en état de marche, même si « certaines présentent des ennuis ou sont en panne ». Les tests menés permettront d’évaluer les besoins en réparation ou en remplacement, et ainsi d’affiner la planification budgétaire du cycle électoral.
Anticipation et méthode
Dans un discours volontairement rassurant, le président de la CENI a souligné le caractère anticipatif de l’approche actuelle, contrastant avec les retards accumulés lors des scrutins passés. « Nous avons commencé à temps, contrairement au cycle électoral passé où nous étions contraints de faire du sprint durant un marathon », a-t-il ironisé, affirmant son optimisme quant à la suite du processus : « Si les moyens suivent, tout ira pour le mieux ».
L’exercice d’inventaire, supervisé par une équipe d’experts dotés d’outils logiciels et de procédures de tests physiques, s’inscrit dans la logique de fiabilisation du dispositif électoral. Il s’agit pour la CENI de déterminer le nombre de kits opérationnels, ceux à réparer et les acquisitions à envisager, en amont des prochaines échéances prévues dans la feuille de route — notamment les scrutins de 2028.
Un signal d’engagement
Cette visite, première étape visible de la mise en œuvre de la feuille de route 2025–2029, vise à poser les bases d’un processus électoral transparent et crédible. L’institution électorale, souvent critiquée par le passé pour son manque de préparation, entend cette fois faire montre de rigueur et de méthode. « La CENI, comme d’habitude, fait toujours sa part », a insisté Denis Kadima, appelant de manière implicite les autres parties prenantes, notamment le gouvernement et les bailleurs, à soutenir le processus.
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