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14 mai, 2026 - 14:46:29
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À Kampala, 133 élèves congolais passent l’ENAFEP dans la diaspora sous le regard bienveillant de Kinshasa

C’est à l’Umoja International French School de Kampala, dans un calme studieux, que 133 élèves congolais ont entamé mardi 1er juillet les épreuves de l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP), édition 2025, a rapporté l’ACP. À la manœuvre, le chargé d’affaires a.i. de l’ambassade de la République démocratique du Congo en Ouganda, Jules Ngalu Kalala, venu donner le coup d’envoi symbolique d’un examen désormais organisé bien au-delà des frontières nationales.

Le centre 520112, rattaché à la province éducationnelle d’Ituri 1, accueille cette année des candidats issus de cinq écoles implantées en Ouganda. Parmi eux, 75 filles et 58 garçons, dont certains en situation de grande précarité. « Plusieurs élèves résident dans des camps de déplacés comme celui de Nakivale », a confié Mme Dz’ve Lussi Henrielle, inspectrice du primaire à Kampala. « Ils ont pu être inscrits grâce à l’encadrement fourni par leurs établissements. »

Accompagné de plusieurs diplomates congolais en poste à Kampala, M. Kalala a salué dans son discours « l’engagement du gouvernement congolais à garantir l’accès à l’éducation pour tous les enfants congolais, où qu’ils se trouvent ». Il a aussi exprimé sa reconnaissance au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour « l’effectivité de la gratuité de l’enseignement, y compris dans les représentations diplomatiques ». Une mesure qui, selon lui, incarne la volonté des autorités de maintenir un lien fort avec la diaspora, en particulier en matière éducative.

L’ENAFEP, qui marque la fin du cycle primaire, est un passage obligé pour accéder au secondaire dans le système éducatif congolais. Organisé chaque année dans tous les coins du pays mais aussi dans plusieurs chancelleries à l’étranger, il est supervisé par le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, anciennement EPST.

À Kampala, l’enjeu dépasse la simple épreuve académique. Il s’agit d’un geste fort de continuité républicaine à l’attention d’une jeunesse déracinée, souvent confrontée à l’exil ou à l’instabilité. « Ce que nous faisons ici, c’est un acte de souveraineté éducative », glisse un diplomate sous couvert d’anonymat.
Les examens se poursuivront jusqu’au mercredi 2 juillet. D’ici là, c’est dans le silence des salles de classe que s’écrira, ligne après ligne, le futur de ces jeunes exilés.

Avec l’ACP

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