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Kinshasa
6 juin, 2026 - 23:40:39
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Pour inciter la jeunesse congolaise à bâtir la paix : Muyaya, Sombo et Ayeganagato en première ligne ce jeudi à l’UNISIC pour l’appropriation du narratif national

Face à la persistance des violences dans l’Est de la RDC, le gouvernement parie sur sa jeunesse pour changer le cours de l’histoire. Après un premier acte à l’Université de Kinshasa, mené par Patrick Muyaya le 23 juillet, un second rendez-vous est fixé ce jeudi 31 juillet à l’UNISIC. Autour du thème « Comprendre pour agir : l’appropriation du narratif congolais par la jeunesse pour une paix durable », trois ministres – Patrick Muyaya (Communication et Médias), Marie-Thérèse Sombo (Enseignement supérieur) et Noëlla Ayeganagato (Jeunesse et Éveil patriotique) – viendront dialoguer avec les étudiants. Objectif : faire des jeunes non plus des spectateurs, mais les moteurs d’une cohésion nationale.

Alors que l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) demeure le théâtre de violences récurrentes, le gouvernement mise sur la jeunesse pour inverser le cours de l’histoire. Une conférence-débat se tiendra ce jeudi 31 juillet, à 13 heures, dans l’auditorium de l’Université des sciences de l’information et de la communication (UNISIC, ex-IFASIC), à Kinshasa, sur le thème : « Au cœur du processus de pacification de la RDC : comprendre pour agir, l’appropriation du narratif congolais par la jeunesse pour la construction d’une paix durable ».

L’initiative, pilotée par le ministère de la Communication et Médias, réunira trois membres du gouvernement : la ministre de l’Enseignement supérieur, Marie-Thérèse Sombo, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, ainsi que la ministre de la Jeunesse et Éveil patriotique, Noëlla Ayeganagato.

Comprendre pour agir

« La sensibilisation des jeunes à leur rôle dans la consolidation de la paix, après trois décennies de conflits récurrents dans l’Est du pays, est au cœur de cette rencontre », peut-on lire sur l’affiche annonçant l’événement. Objectif : inciter la jeunesse congolaise à s’approprier le récit national et à devenir actrice d’un processus de pacification durable.

Pour le gouvernement, cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large visant à restaurer la cohésion nationale. C’est pour dire que la paix ne sera durable que si elle repose sur une conscience citoyenne forte, en particulier chez les jeunes.

Mobilisation autour des valeurs patriotiques
Ce rendez-vous se veut un cadre d’échanges interactifs entre les autorités et la jeunesse universitaire. Il s’agit d’éveiller le patriotisme, renforcer la connaissance de l’histoire nationale et promouvoir une culture de paix.

En toile de fond, la persistance de l’insécurité dans les provinces orientales rappelle l’urgence de solutions endogènes, portées par les Congolais eux-mêmes. Pour les organisateurs, la jeunesse, majoritaire dans la démographie du pays, représente « la clé de voûte d’un nouvel élan national ».

Une initiative appelée à se pérenniser

Selon le ministère de la Communication et Médias, d’autres rencontres similaires sont envisagées dans plusieurs provinces.
En inscrivant la question de la pacification au cœur du débat académique, Kinshasa espère enclencher une dynamique participative où la jeunesse devient, non plus spectatrice, mais actrice de la paix.

Pour rappel, dès le mercredi 23 juillet, le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, avait lancé l’appel à la jeunesse pour l’appropriation du narratif national lors d’une conférence-débat organisée sous le chapiteau de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), autour du thème : « Au cœur du processus de pacification de la RDC : comprendre pour agir – l’appropriation du narratif congolais par la jeunesse pour la construction d’une paix durable ».

Face à un auditoire dense composé d’étudiants, de professeurs et de membres du corps académique, le ministre a fixé l’enjeu : sortir la paix des incantations pour en faire une responsabilité concrète. « La paix ne se décrète pas, elle se construit », a-t-il martelé. Pour lui, la jeunesse ne peut rester spectatrice : elle doit incarner la dynamique du changement, s’approprier le récit national, contrer les narratifs imposés de l’extérieur et devenir la voix qui porte l’unité congolaise.

Pitshou Mulumba

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