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Kinshasa
17 avril, 2026 - 04:56:38
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En proposant un plan de riposte : Éric Tshikuma presse l’État d’agir face à l’insécurité dans la FUNA

Face à la montée inquiétante de l’insécurité dans les communes de la FUNA, à Kinshasa, le député national Éric Tshikuma Mwimbayi prend ses responsabilités et interpelle l’exécutif. Dans une correspondance adressée au vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, l’élu de Kinshasa dénonce la recrudescence des violences urbaines et propose une série de mesures concrètes : renforcement des effectifs policiers, réorganisation des sous-commissariats, patrouilles mixtes avec les structures communautaires, audit des parkings illégaux, sanctions disciplinaires contre les abus policiers, et appui aux cellules locales de vigilance. Un plan d’action cohérent, porté par un député resté à l’écoute de ses électeurs malgré la vacance parlementaire, et qui réaffirme la nécessité d’un ancrage territorial de la gouvernance sécuritaire. En refusant la résignation, Éric Tshikuma fait entendre une voix parlementaire engagée pour la défense du tissu social et la protection des plus vulnérables, dans une capitale en quête de réponses durables aux défis de sécurité.

Dans une correspondance officielle datée du 3 août 2025 et transmise au Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, le député national Éric Tshikuma Mwimbayi tire la sonnette d’alarme. L’élu de la circonscription de la FUNA, à Kinshasa, y dénonce la montée préoccupante de l’insécurité dans plusieurs communes de la capitale, notamment Bandalungwa, Bumbu, Kasa-Vubu, Kalamu, Ngiri-Ngiri, Makala et Selembao.

Braquages à main armée, coups de feu répétés, attaques nocturnes, extorsions de rue et incursions de groupes violents dits « Kuluna » — les faits rapportés par l’élu de la Funa dressent un tableau alarmant de la situation sécuritaire dans ces quartiers à forte densité populaire. « Ce climat d’insécurité rend difficile la libre circulation des personnes et la quiétude des familles, affectant ainsi le tissu social et le développement local », écrit-il dans sa lettre adressée au VPM Jacquemain Shabani.

Loin de se contenter d’un constat, Éric Tshikuma avance une série de recommandations opérationnelles : renforcement des effectifs et des moyens logistiques dans les zones vulnérables, permutation des responsables des sous-commissariats, patrouilles nocturnes mixtes associant forces de l’ordre et comités de quartier, intensification de l’opération Ndobo, mais aussi audit des parkings illégaux avec mise en place d’un mécanisme de régularisation transparent.

Le député évoque également des pratiques jugées « inadmissibles » au sein même de la Police nationale congolaise. Il pointe du doigt des cas récurrents de tracasseries, d’extorsions de paisibles citoyens et la mise en place de parkings clandestins avec perception abusive de droits de stationnement. Selon lui, ces comportements minent la confiance entre la population et les forces de l’ordre, pourtant censées incarner la protection publique.

Dans son plaidoyer, Éric Tshikuma insiste sur la nécessité d’enquêtes disciplinaires et de sanctions exemplaires à l’encontre des agents impliqués dans ces dérives. Il appelle également à renforcer les initiatives communautaires de vigilance, en lien avec les notabilités locales et la société civile, comme gage de résilience sociale face à une criminalité de plus en plus organisée.

Cette initiative parlementaire, saluée par plusieurs acteurs de la société civile, rappelle que l’action d’un élu ne se limite pas à l’hémicycle, mais se déploie aussi sur le terrain, au plus près des réalités et des souffrances des citoyens. Le député Tshikuma conclut son courrier en se disant prêt à contribuer, dans un cadre institutionnel, au suivi de toute réponse gouvernementale visant le rétablissement de la sécurité dans les communes concernées.

Alors que Kinshasa connaît une urbanisation galopante et une pression sociale croissante, la question de la sécurité urbaine reste un défi majeur pour les autorités. L’interpellation du député Tshikuma s’inscrit ainsi dans une demande plus large de gouvernance de proximité et de justice territoriale, dans une capitale où la vulnérabilité des quartiers populaires reflète, en creux, les urgences de l’État.

Pitshou Mulumba

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