À Genève, la voix de la République démocratique du Congo a résonné avec clarté et détermination face à l’horreur qui ravage l’Est. La délégation congolaise a refusé l’amalgame dans le rapport du Haut-commissariat aux droits de l’Homme et réaffirmé une ligne de principe : les FARDC sont une armée républicaine, redevable de ses actes et respectueuse du droit international, non une milice aux allégeances troubles. Par la voix de Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement et de ses collègues de la Justice et des Droits humains, Kinshasa a exigé la vérité, la justice et la fin d’une « gouvernance par le crime » imposée par le M23 et ses soutiens rwandais. À leurs côtés, le Haut-Commissaire Volker Türk a dressé un constat glaçant des crimes commis par le M23 soutenus par les forces rwandaises, appelant à un sursaut international. Ainsi, dans un climat où la désinformation brouille les responsabilités, la RDC a choisi de s’adresser directement au monde pour rappeler l’urgence d’agir et le devoir de protéger des millions de vies innocentes.
« Les FARDC sont une armée nationale et républicaine, soumise au droit international. Il n’existe aucun lien de commandement ni d’alliance politique entre les Forces armées de la République démocratique du Congo et les FDLR », a martelé Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, mardi 9 septembre, à la tribune du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, à Genève.
Dans son intervention ferme en complément à celle du ministre des Droits Humains, Samuel Mbemba,

