La 80ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU constitue une étape majeure pour la République démocratique du Congo. Pour le président Félix Antoine Tshisekedi, elle est bien plus qu’un simple rendez-vous diplomatique : c’est l’occasion de porter la voix de son pays au plus haut sommet mondial, de rappeler au monde la nécessité de reconnaître les génocides commis sur le sol congolais et de soutenir les victimes de violences sexuelles liées aux conflits, particulièrement dans l’Est du pays. Après des décennies de tragédies et de massacres, les Congolais restent debout, déterminés à mettre fin à cette souffrance qui n’a que trop duré.
Désigné vice-président de cette session, Félix Tshisekedi occupe une fonction stratégique. Il peut remplacer le président en cas d’absence, présider certaines réunions de commissions et coordonner les travaux, organiser l’ordre du jour et superviser l’application du règlement intérieur. Cette position confère à la RDC une tribune exceptionnelle pour influer sur les discussions internationales, rappeler l’importance du multilatéralisme et proposer des solutions durables aux crises sécuritaires qui ravagent sa région.
Dans un contexte mondial tendu, marqué par des conflits, la remise en cause du multilatéralisme et les excès d’un capitalisme sauvage souvent aveugle aux droits humains, le président Tshisekedi s’inscrit dans la continuité d’une diplomatie de paix et de responsabilité.
Son intervention, attendue mardi 23 septembre, ne se limitera pas à la présentation des enjeux nationaux : elle incarne la volonté d’un pays de transformer sa douleur en force de proposition, de défendre la mémoire de ses victimes et de montrer que la RDC peut jouer un rôle moteur sur la scène internationale.
Au-delà des discours, la semaine new-yorkaise offrira à la RDC une plateforme pour renforcer ses relations bilatérales et multilatérales, soutenir les victimes et rappeler que la paix et la justice ne sont pas négociables.
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