Ce n’est plus seulement à l’Est, armes à la main, que se joue l’avenir de la République démocratique du Congo. Il se joue aussi en ligne, dans l’arène numérique où s’imposent récits, images et contre-vérités. En appelant à une mobilisation citoyenne contre ce qu’il décrit comme une désinformation structurée venue du Rwanda, le Porte-parole du gouvernement congolais assume enfin une évidence : la souveraineté ne se défend plus sans maîtrise du récit. L’intervention de Patrick Muyaya marque un tournant. Elle ne relève ni de l’invective ni de la censure, mais d’une stratégie de responsabilité collective : dénoncer les relais de la propagande, diffuser des faits vérifiés, restaurer une parole confisquée. Cette approche reconnaît une réalité contemporaine : l’opinion publique est devenue un champ de bataille, et l’inaction y coûte cher.
Ce n’est plus seulement sur le terrain militaire que se joue une part du destin de la République démocratique du Congo, mais aussi dans l’espace numérique, là où circulent récits, images et perceptions. Face à ce qu’il qualifie de campagne structurée de désinformation rwandaise, le gouvernement congolais durcit le ton et appelle à une mobilisation citoyenne sans distinction politique.
Dans une intervention marquée par une rhétorique directe et combative, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, exhorte les Congolais à rompre la chaîne de propagation des messages hostiles à la RDC. Dénoncer les comptes qui relaient les discours des agresseurs, amplifier les contenus positifs et factuels en faveur du pays, reprendre la parole là où elle a été confisquée : le message est clair.
Pour l’exécutif, la bataille de la vérité est désormais un enjeu de souveraineté. Et sur ce front médiatique et numérique relancé, Kinshasa entend faire de chaque citoyen un acteur conscient de la défense de l’intégrité nationale.
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