Le cuir comme manifeste, l’élégance comme langage. À Bandalungwa, PM Bosch s’invite dans le paysage de la mode kinoise avec une proposition claire : hisser l’accessoire du quotidien au rang de pièce de style. Samedi 27 décembre, au coin des avenues Oasis et Infanterie, la boutique a ouvert officiellement ses portes sous l’impulsion de son manager, Phimémon Muteba Butshuku, porteur d’un projet mûri, structuré et assumé. Chaussures, baskets, ceintures, sacs à main, sacs de voyage, porte-monnaie et casquettes en cuir croco, pour hommes et femmes, composent une offre inspirée du savoir-faire italien, pensée pour conjuguer qualité, durabilité et accessibilité. Dès les premières heures, la clientèle a répondu présent, mêlant curiosité stylistique et achats immédiats. Derrière la vitrine, une ambition plus large : créer de l’emploi, parler à toutes les classes et inscrire la mode dans une dynamique locale. À Kinshasa, PM Bosch entend faire rimer allure, exigence et ancrage urbain.
Une ouverture sous le signe de la sobriété chic. Ruban coupé, vitrines révélées, atmosphère maîtrisée. Pour ses débuts à Bandalungwa, PM Bosch a opté pour une élégance sans excès. À l’intérieur, le cuir croco domine, travaillé en lignes nettes et finitions soignées. Le slogan s’affiche comme une promesse tenue : « PM Bosch, Made in Italy. Vivez l’expérience de qualité ».
Les habitants du quartier s’arrêtent, observent, touchent. Certains repartent déjà chaussés, sac à l’épaule. Ici, la mode ne s’expose pas seulement : elle se porte, immédiatement.
Un projet pensé dans le temps long
Pour Phimémon Muteba Butshuku, l’ouverture marque un aboutissement. « L’ouverture de cette boutique est pour moi un moment d’aboutissement. Ce projet, je l’ai longuement pensé, patiemment construit, avec la conviction qu’il trouverait sa place à Kinshasa », confie-t-il.

La construction du label a exigé méthode et rigueur. « La structuration de la marque PM, en partenariat avec des acteurs européens, a nécessité près de six mois de travail. Aujourd’hui, ce n’est plus une idée, mais une réalité tangible », souligne le manager.
L’esthétique, sans renoncer au social
Derrière le cuir et les finitions, le discours se veut ancré dans le réel. « Ce projet génère déjà quatre emplois directs. C’est une dimension essentielle, car la mode doit aussi avoir une portée sociale », insiste-t-il.
L’accessibilité fait partie de l’ADN de la maison. « Nous avons voulu une boutique ouverte à toutes les catégories sociales, en tenant compte du pouvoir d’achat des Kinois, sans jamais transiger sur la qualité », précise-t-il.
La mode comme lien et comme adresse
PM Bosch revendique une élégance inclusive, enracinée dans la ville. « PM Bosch est une maison pensée pour nous tous. J’invite mes frères et sœurs congolais à s’approprier cette initiative, car elle nous appartient collectivement », lance Phimémon Muteba Butshuku.
Ouverte sept jours sur sept, la boutique s’installe durablement dans le quartier de la Défense. À Kinshasa, une nouvelle adresse s’affirme : discrète, exigeante et résolument tournée vers l’expérience.
PM/Jérémie Lubaki

