La Coupe d’Afrique des nations 2025 entre dans sa phase décisive par un premier tour à élimination directe aux allures de sommet continental. Dès les huitièmes de finale, le tableau offre trois affiches de premier plan : Algérie–République démocratique du Congo, Tunisie–Mali et Afrique du Sud–Cameroun. Des confrontations à haute intensité, révélatrices des équilibres du football africain actuel, où ambition, héritage et urgence de résultats s’entrechoquent. Tous qualifiés sans trembler lors de la phase de groupes, ces prétendants abordent désormais une compétition sans filet, où la moindre défaillance peut être fatale. Autour de ces chocs, le Maroc, pays hôte, le Sénégal, tenant du titre, et l’Égypte, recordman de victoires, complètent un tableau dense, promis à des duels serrés et à une montée en puissance progressive du tournoi. À partir du 3 janvier, la CAN bascule dans sa vérité sportive : celle des matches couperets, où le statut ne protège plus et où seuls les plus constants avancent.
Cette fois, le décor est planté. La phase de poules de la Coupe d’Afrique des nations 2025 s’est achevée mercredi soir, après les succès de la Côte d’Ivoire et du Cameroun face au Gabon et au Mozambique. Ces résultats ont verrouillé les positions du groupe F, dernier groupe encore indécis, et permis de déterminer l’ordre final des seize nations qualifiées.
Si les billets pour les huitièmes étaient déjà distribués depuis la veille, restait un enjeu majeur : fixer les classements définitifs des groupes E et F, et donc les affiches exactes de la phase à élimination directe. Désormais, les calculs ont cessé. Les trajectoires sont connues.
Des chocs à répétition dès les huitièmes
Le premier tour à élimination directe promet une densité rare. Dans le haut du tableau, le Mali et la Tunisie se retrouvent pour la quatorzième fois en match officiel, la sixième depuis 2019. Un duel chargé d’histoire, où l’enjeu dépasse la simple qualification : le vainqueur pourrait croiser la route du Sénégal en quarts de finale.
Les Lions de la Teranga, opposés au Soudan, ouvriront les huitièmes le 3 janvier 2026 à 17 heures. Champions en titre, les Sénégalais avancent avec le statut de favori assumé, mais savent que la phase finale ne tolère aucun relâchement.
Dans la même partie de tableau, l’Égypte de Mohamed Salah affrontera le Bénin avec l’ambition de rallier les quarts de finale. En ligne de mire, un possible choc face à la Côte d’Ivoire, qui croisera le Burkina Faso.
Algérie–RDC, affiche phare du bas de tableau
Dans le bas du tableau, l’intensité ne sera pas moindre. Le duel entre l’Afrique du Sud et le Cameroun, programmé le dimanche 4 janvier 2026 à 20 heures, s’annonce particulièrement indécis. Deux équipes au profil athlétique, rompues aux joutes à élimination directe, et conscientes que la moindre erreur peut être fatale.
Mais l’affiche la plus attendue reste celle entre l’Algérie et la République démocratique du Congo. Un duel à forte charge symbolique, entre une Algérie en quête de rédemption continentale et une RDC ambitieuse, portée par une génération décidée à bousculer la hiérarchie. Un match charnière, qui pourrait peser lourd dans la dynamique du tournoi.
Quelques heures plus tôt, à 17 heures, le Maroc, pays hôte et grand favori de cette CAN, fera son entrée en phase finale face à la Tanzanie. Qualifiée comme meilleur troisième sans victoire en phase de groupes, la Tanzanie se présentera sans pression, mais face à un adversaire attendu au tournant par son public.
Pour les Lions de l’Atlas, l’équation est claire : confirmer leur statut et éviter le piège d’un huitième mal négocié, souvent redouté par les favoris.
Infos27

