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Mamadou Ndala : douze ans après, Julien Paluku ravive une mémoire de combat

Douze ans après l’assassinat du colonel Mamadou Ndala Moustapha, la mémoire demeure active. Et politique. Ce vendredi 2 janvier, à Kinshasa, c’est Julien Paluku Kahongya qui a porté cette parole de continuité. Ancien gouverneur du Nord-Kivu au moment des combats décisifs contre le M23 en 2013, aujourd’hui ministre du commerce extérieur, il s’est recueilli devant la tombe de l’officier, élevé à titre posthume au rang de général de brigade. Plus qu’un hommage, un rappel de ligne. Mamadou Ndala, figure centrale de la victoire militaire congolaise face à la rébellion soutenue de l’extérieur, incarne pour Julien Paluku une triple exigence : fidélité à la nation, sacrifice assumé, refus de toute balkanisation. Dans un contexte sécuritaire toujours tendu à l’Est du pays, cette commémoration dépasse le devoir de mémoire. Elle réaffirme un socle politique et stratégique : celui d’un État qui n’abdique pas.

Chaque 2 janvier, la même scène se répète. Mais le message, lui, ne s’émousse pas. Ce vendredi, au cimetière des musulmans de Kintambo, Julien Paluku Kahongya s’est recueilli devant la tombe de Mamadou Ndala Moustapha, colonel des Forces armées de la RDC assassiné le 2 janvier 2014 sur la route Beni–Eringeti, près de l’aéroport de Mavivi, alors que devaient débuter les opérations militaires contre les ADF.

Le geste est sobre. La portée, assumée. Pour l’ancien gouverneur du Nord-Kivu, compagnon de route militaire de cette séquence décisive, Mamadou Ndala ne relève pas seulement de l’héroïsme passé. Il incarne une ligne de front durable. « Fidélité, sacrifice, immortalité » : trois mots pour résumer un combat qui, selon lui, dépasse l’homme et engage la République.

Julien Paluku rappelle une date clé. Le 6 novembre 2013. La colline de Chanzu. Un tournant. « Ensemble, nous atteignions la colline mythique », souligne-t-il, évoquant une victoire qui avait redonné à l’État congolais une maîtrise militaire et symbolique face au M23. L’évocation est précise. Elle renvoie à une période où autorité politique et commandement militaire avançaient de concert.

Dans son propos, l’hommage devient transmission. Mamadou Ndala, affirme-t-il, symbolise la lutte contre toute tentative de balkanisation de la RDC. Un combat à pérenniser. Une mémoire à préserver comme repère stratégique.

Élevé à titre posthume au grade de général de brigade, Mamadou Ndala Moustapha reste, douze ans après sa mort, l’un des visages les plus constants de la victoire militaire congolaise sur le M23/RDF en 2013. Chaque année, sa veuve, ses enfants et sa famille s’inclinent à leur tour devant la tombe. Le rituel est immuable. Le message, lui, demeure résolument actuel.

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