Accélérer, structurer, exporter. À Kinshasa, le ministère du Commerce extérieur a posé les bases d’un partenariat économique assumé avec l’Australie, en misant sur l’agrobusiness et la transformation locale. Une réunion technique, présidée au nom du ministre Julien Paluku Kahongya, a réuni les sociétés australiennes Great Lake Commodity et Stewarts Grain, déjà enregistrées en RDC. Objectif : bâtir un partenariat gagnant-gagnant, capable d’ouvrir le marché australien aux produits « made in DRC » tout en attirant des investissements agricoles structurants. Le gouvernement a mis à disposition 2 000 hectares à Songololo, dans le Kongo Central, et réaffirmé l’amélioration du climat des affaires à travers le code des investissements, les Zones économiques spéciales et la suppression des taxes dites toxiques. Au-delà des annonces, une commission technique mixte a été créée pour transformer l’intention politique en résultats mesurables, avec en ligne de mire un Forum économique RDC–Australie à Canberra.
La réunion technique s’est tenue sous la conduite de Benezeth Msafiri Kyakakala, directeur de cabinet du ministre du Commerce extérieur. Elle a consacré une étape clé de la diplomatie économique congolaise : identifier des partenaires capables d’investir, de transformer et d’exporter.
En mission d’exploration des opportunités en RDC, Great Lake Commodity et Stewarts Grain ont présenté leurs capacités techniques et financières pour structurer des investissements agricoles, promouvoir la transformation locale et faciliter l’accès des produits congolais aux marchés étrangers, dont l’australien. Les deux entreprises, actives dans l’agrobusiness, le négoce des grains, l’élevage et l’exportation, ont confirmé leur ancrage local et leur volonté d’aller vite.
Pour matérialiser cette ambition, l’État congolais a affecté un terrain de 2 000 hectares à Songololo, dans la province du Kongo Central. En parallèle, les autorités ont rappelé les réformes engagées pour sécuriser l’investissement : code des investissements modernisé, régime des Zones économiques spéciales et allègement fiscal ciblé.
Sur le volet qualité et accès aux marchés, David Stewart et Daniel Kasereka Birere ont indiqué que l’expertise australienne appuiera l’Office Congolais de Contrôle et les producteurs locaux—soja, manioc, piment—afin de respecter les standards de quantité, de qualité et de conformité à l’export.
Le partenariat est pensé dans les deux sens. À court terme, des volumes significatifs de lait et de viande australiens pourraient approvisionner la RDC, dont Kinshasa représente un marché de plus de 15 millions de consommateurs. Une commission technique mixte, réunissant experts publics et privés, a été installée pour finaliser une feuille de route et préparer le Forum économique RDC–Australie prévu à Canberra.
Message politique clair : la RDC veut convertir son potentiel agricole en chaînes de valeur exportatrices, avec des partenaires éprouvés et des règles lisibles. La diplomatie économique change d’échelle et d’exécution.
Infos27

