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Kinshasa
1 novembre, 2026 - 17:33:44
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Sécurité dans l’Est : Tshisekedi et la MONUSCO resserrent le cadre politique du cessez-le-feu

La séquence est politique, le message sans ambiguïté. À Kinshasa, au lendemain de l’adoption d’une nouvelle résolution du Conseil de sécurité sur la RDC, le président Félix Tshisekedi a reçu la cheffe intérimaire de la MONUSCO. Au cœur des échanges : la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’Est et les risques qu’elle fait peser sur le cessez-le-feu exigé par les Nations unies. L’entretien marque un moment de clarification. Soutien international réaffirmé, respect strict de la souveraineté congolaise rappelé, coordination renforcée exigée. À l’heure où le mandat de la mission onusienne est prorogé avec des priorités recentrées, Kinshasa entend peser davantage sur la mise en œuvre politique et opérationnelle des décisions internationales. La paix ne se décrète pas : elle s’organise, se coordonne et se protège.

Félix Tshisekedi a reçu, mardi 13 janvier 2026 à la Cité de l’Union africaine, Vivian Van de Perre, représentante spéciale adjointe et cheffe intérimaire de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Le contexte est lourd. La situation sécuritaire dans l’Est du pays continue de se détériorer, compromettant la mise en œuvre effective du cessez-le-feu immédiat et inconditionnel exigé par le Conseil de sécurité. Les deux responsables ont passé en revue les conséquences directes de cette instabilité, notamment les menaces qu’elle fait peser sur les efforts diplomatiques et régionaux en cours.

Le cessez-le-feu au cœur des préoccupations

Au centre des discussions figure la mise en application de la Conseil de sécurité des Nations unies résolution 2773, qui exige un arrêt immédiat des hostilités. Un texte clair, mais dont l’exécution reste fragile sur le terrain. Les échanges ont mis en évidence un constat partagé : sans amélioration tangible de la situation sécuritaire, le cessez-le-feu demeure vulnérable.

La cheffe intérimaire de la MONUSCO a réaffirmé, dans ce cadre, l’engagement des Nations unies à soutenir la RDC « dans le plein respect de sa souveraineté, de son unité et de son intégrité territoriale », soulignant la nécessité d’un partenariat étroit avec les autorités congolaises.

Une coordination appelée à monter en puissance

L’entretien a également permis de revenir sur la coordination entre les différents mécanismes engagés dans la recherche de la paix. Pour Mme Van de Perre, la communication constitue un levier central. « Nous avons insisté sur la nécessité d’une communication conjointe et transparente », a-t-elle expliqué, rappelant que la nouvelle résolution du Conseil de sécurité encourage explicitement une communication concertée entre le gouvernement congolais et la MONUSCO.

Un message qui fait écho aux attentes de Kinshasa : parler d’une seule voix, clarifier les responsabilités et éviter les dissonances politiques ou opérationnelles dans un contexte sécuritaire déjà tendu.

Un mandat prorogé, des priorités recentrées

Cette rencontre intervient au lendemain de l’adoption de la résolution 2808 du Conseil de sécurité, prorogeant le mandat de la MONUSCO. Le texte redéfinit les priorités stratégiques de la mission autour de trois axes majeurs : la protection des populations civiles dans les zones de déploiement, la contribution à la mise en œuvre des objectifs fixés par la résolution 2773 et l’appui à la stabilisation ainsi qu’au renforcement des institutions de l’État congolais.

Pour les autorités congolaises, ce recentrage constitue un cadre de référence politique clair, appelant à des résultats concrets sur le terrain, dans un espr