La Présidence hausse le ton. Dans un avis public daté du 15 janvier 2026, le Cabinet du Chef de l’État met en garde contre une structure se présentant frauduleusement comme une direction rattachée à la Présidence de la République. En cause : la prétendue « Direction générale des contrôles économiques, financiers et administratifs », accusée d’usurper l’autorité de l’État pour tromper, intimider et extorquer des citoyens, notamment dans plusieurs provinces de l’Est du pays. Le message est sans ambiguïté : cette entité n’existe pas, n’est reconnue par aucune institution et n’engage en rien la Présidence. Au-delà de la mise en garde, l’exécutif affirme sa détermination à protéger l’intégrité des institutions et annonce des poursuites judiciaires contre les auteurs et complices de ces actes. Dans un contexte de fragilité sécuritaire et de circulation accrue de fausses autorités, la Présidence appelle à une vigilance maximale et rappelle que l’autorité de l’État ne se délègue ni ne s’improvise.
Dans un avis officiel rendu public à Kinshasa, le Cabinet du Chef de l’État a dénoncé l’existence d’un groupe d’individus se réclamant abusivement d’une prétendue « Direction générale des contrôles économiques, financiers et administratifs » (DGCEFA). Selon le document, ces personnes cherchent à faire croire qu’il s’agit d’un service rattaché à la Présidence de la République, une affirmation formellement démentie.
Le Cabinet est catégorique : aucune structure de cette dénomination n’existe au sein de la Présidence, ni de près ni de loin. Les autorités évoquent une entreprise clairement frauduleuse, visant à escroquer et à abuser de la confiance des citoyens par l’usurpation du nom, de l’image et de l’autorité des institutions de la République.
Des activités signalées dans l’Est du pays
Plus préoccupant encore, ces agissements ne seraient pas restés théoriques. Le communiqué indique que les auteurs ont mené des activités dans plusieurs provinces de l’Est, en s’appuyant sur une manipulation jugée « grossière » de la crédulité publique. Une formulation lourde de sens, dans une région marquée par l’insécurité et la prolifération d’acteurs illégitimes se substituant à l’État.
Face à cette situation, la Présidence rappelle que tous les actes, documents, convocations ou prétendues missions émanant de cette fausse structure sont nuls, frauduleux et sans aucun effet juridique. Elle appelle la population à rejeter toute initiative attribuée à la DGCEFA et à signaler immédiatement ses auteurs aux services compétents, notamment la police, les services de sécurité et le parquet.
Le ton se durcit enfin sur le terrain judiciaire. Le Cabinet du Chef de l’État annonce que des poursuites seront engagées « sans complaisance » contre les instigateurs, complices et bénéficiaires de ces actes, conformément aux lois de la République. Un rappel ferme : l’autorité de l’État ne se revendique pas, elle se prouve — et se protège.
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