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Kinshasa
14 mai, 2026 - 15:02:14
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Uvira : Kinshasa annonce la restauration progressive de l’autorité de l’État après le retrait des forces rwandaises

Le gouvernement congolais reprend la main, sans illusion ni triomphalisme. À Uvira, dans le Sud-Kivu, Kinshasa annonce un plan de restauration progressive de l’autorité de l’État, articulé autour de mesures sécuritaires, judiciaires et humanitaires coordonnées. Cette décision intervient après le retrait des forces rwandaises et de leurs supplétifs de l’AFC/M23 de la ville. Un retrait que les autorités congolaises refusent de considérer comme un geste de bonne foi ou comme un tournant décisif du conflit. Dans un communiqué ferme, le pouvoir dénonce pillages, désordre organisé et déplacements forcés de civils, tout en appelant la population au calme et à la retenue. L’exécutif insiste : la paix durable ne peut résulter de replis partiels, mais d’un départ total et sans condition des forces étrangères du territoire national. À Uvira, l’État entend revenir. Progressivement, mais résolument.

Le ton est mesuré, le message, lui, ne l’est pas. Dans un communiqué publié à Kinshasa, le gouvernement de la République démocratique du Congo annonce la mise en œuvre d’un plan de restauration progressive de l’autorité de l’État dans la ville d’Uvira et ses environs. Une reprise en main pensée comme graduelle, mais structurée, combinant sécurité, justice et action humanitaire.

Cette initiative intervient à la suite du retrait des forces rwandaises et de leurs supplétifs de l’AFC/M23. Un retrait que Kinshasa refuse de qualifier de désescalade. Le texte officiel évoque des « actes répétés et systématiques de pillage », un « désordre prémédité » et le maintien d’un climat d’insécurité ayant exposé les civils à des risques accrus. Autrement dit, un départ sous tension, sans garanties.

Retrait partiel, exigence totale

Le gouvernement tient à lever toute ambiguïté : la sortie d’Uvira ne saurait être assimilée à la fin de l’agression. « La seule perspective acceptable demeure le départ total, effectif et sans condition des forces rwandaises de l’ensemble du territoire national », insiste le communiqué, en référence aux engagements internationaux, notamment la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU et les cadres de Washington et de Doha.

Sur le terrain, les FARDC et la Police nationale congolaise poursuivent leur retour progressif et coordonné. Objectif affiché : rétablir l’autorité de l’État, sécuriser les personnes et les biens, et contenir les effets d’un chaos laissé, selon Kinshasa, par les forces étrangères et leurs alliés.

Autre point sensible : la situation humanitaire. Les autorités dénoncent la déportation de populations civiles, notamment au sein de la communauté banyamulenge, évoquant des déplacements forcés destinés à servir de prétexte politique. Le gouvernement salue toutefois le refus de cette communauté de « servir d’alibi à l’agression », tout en condamnant fermement toute stigmatisation.

Dans un contexte inflammable, l’exécutif appelle la population au calme, à la retenue et à la vigilance face à la désinformation. Le message est clair : l’État veut reprendre pied sans attiser les fractures. À Uvira, la reconquête de l’autorité ne se veut ni spectaculaire ni improvisée. Elle se veut durable et souveraine.

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