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11 juillet, 2026 - 15:36:27
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Déportations à Kamanyola : des Banyamulenge exigent leur retour à Uvira

Ils parlent d’une seule voix, sans slogans ni détours. Déportés de force vers Kamanyola, des familles banyamulenge dénoncent une manipulation politique et réclament leur retour immédiat à Uvira, leur cadre de vie, de travail et de responsabilités. À rebours du récit martelé par la coalition RDF/M23/AFC, ces déplacés assurent que la communauté restée à Uvira n’a subi ni représailles ni violences. Mieux, affirment-ils, la protection a été assurée par les FARDC et les Wazalendo. Derrière la mise en scène sécuritaire, ils voient une stratégie de contrainte et de déplacement forcé, aux conséquences sociales immédiates : enfants menacés de devenir sans-abri, adultes promis à la précarité. Leur demande est nette, politique et humanitaire à la fois : rentrer chez eux, sans condition, et mettre fin à une déportation qu’ils jugent infondée.

À Kamanyola, la parole est posée mais ferme. Les Banyamulenge déplacés disent leur refus de l’exil imposé. « Nous voulons retourner à Uvira, là où nous vivons, travaillons et assumons nos responsabilités », résume un porte-parole communautaire. Le message vise directement la coalition RDF/M23/AFC, qui a contraint des familles à quitter leurs foyers sous couvert de protection.

Les intéressés récusent le récit de violences imminentes brandi pour justifier leur déplacement. « Ceux qui sont restés à Uvira n’ont été ni inquiétés, ni agressés », assurent-ils, citant une réalité qui contredit la propagande évoquée. À les entendre, la sécurité de la communauté a été assurée par les FARDC et les Wazalendo, précisément contre des actes planifiés visant les Banyamulenge ayant refusé la manipulation.

Une déportation aux effets sociaux immédiats

Au-delà du démenti sécuritaire, les familles décrivent l’impact humain. À Kamanyola, l’angoisse domine : enfants privés de toit, parents menacés de basculer dans l’assistance. « Nous refusons de devenir des nécessiteux », tranche un père de famille. Le retour à Uvira apparaît comme la seule issue pour préserver une vie sociale et économique déjà éprouvée par la guerre.

La demande est désormais publique et adressée aux responsables de la déportation. Elle s’inscrit dans un contexte où les récits concurrents pèsent lourd. Ici, les mots sont choisis, les accusations étayées par des faits vécus. Et la conclusion ne varie pas : mettre fin aux déplacements forcés, restaurer la vérité des faits, et permettre un retour immédiat au lieu de vie.

Pour rappel, le gouvernement dénonce la déportation de membres de la communauté Banyamulenge, dont certains ont été contraints de quitter la ville d’Uvira. En cause, « le duo criminel RDF-M23 », accusé d’instrumentaliser ces déplacements pour « justifier sa présence sur notre sol ».

Dans un message ferme, l’exécutif pointe une stratégie de prétexte. Les déplacements forcés ne relèveraient pas de la protection des civils, mais d’une mise en scène destinée à accréditer un récit sécuritaire. « Ces pratiques inacceptables portent gravement atteinte aux droits fondamentaux des personnes concernées », souligne le gouvernement, qui y voit une violation caractérisée des libertés individuelles et du droit de résidence.

Au-delà de la dénonciation, l’exécutif met en avant un fait jugé déterminant : le refus d’une partie de la communauté Banyamulenge de se prêter à cette instrumentalisation. « Le gouvernement salue le courage et la responsabilité de la communauté Banyamulenge qui refuse de servir d’alibi à l’agression contre notre pays », insiste la communication officielle.

À Uvira, les autorités assurent que la sécurité des civils demeure une priorité.

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