84.58 F
Kinshasa
6 février, 2026 - 22:58:53
Image default
CultureFlash InfosLa une

Deux ans après, Ferre Gola perçoit son cachet des IXes Jeux de la Francophonie

Le dossier s’est longtemps fait attendre, il commence enfin à se dénouer. Près de deux ans après les IXes Jeux de la Francophonie organisés à Kinshasa, l’un des symboles de la cérémonie de clôture vient d’être officiellement réglé : l’artiste-musicien Ferre Gola a perçu son cachet, a confirmé la direction nationale des Jeux. Un paiement tardif, mais hautement symbolique, tant la prestation du chanteur congolais avait marqué l’événement, devant des foules massives au Stade des Martyrs et au Palais du Peuple. Cette annonce intervient dans un contexte encore sensible, alors que plusieurs prestataires attendent toujours le règlement de leurs dus. Pour les organisateurs, il s’agit d’une étape vers l’apurement d’un passif devenu politiquement et culturellement embarrassant. Car au-delà du spectacle, les Jeux de la Francophonie se jouent aussi dans le respect des engagements contractuels et la crédibilité de l’État-hôte face aux artistes et partenaires.

« Quand bien même cela a pris beaucoup de temps », concède Isidore Kwandja. Le directeur national des Jeux de la Francophonie a annoncé que l’artiste-musicien Ferre Gola, de son vrai nom Hervé Gola Bataringe, « vient enfin de toucher son chèque ».

La confirmation met un terme à plusieurs mois d’attente autour de la rémunération de l’une des prestations les plus marquantes de la cérémonie de clôture, organisée à Kinshasa du 28 juillet au 6 août 2023. À l’époque, l’artiste avait livré, selon les organisateurs, « une prestation musicale magique et fantastique ».

Deux scènes, un public massif

Ferre Gola s’était produit d’abord au Stade des Martyrs, « plein à craquer, en présence du couple présidentiel », avant de prolonger la clôture au Palais du Peuple, également bondé. Deux scènes symboliques pour un final très attendu, inscrit au cœur du récit des Jeux.

Le règlement du cachet ne règle toutefois pas l’ensemble des arriérés. « Nous continuerons à nous battre pour que tous recouvrent leurs droits », assure Isidore Kwandja, reconnaissant que d’autres prestataires n’ont pas encore été payés.

Au-delà du cas individuel, l’épisode rappelle l’exigence de transparence et de rigueur dans la gestion des grands rendez-vous internationaux. À Kinshasa, la Francophonie a laissé des images, des performances et désormais, l’obligation d’en solder les comptes.

Infos27/Parole Écrite 

ça peut vous intéresser

Laisser un Commentaire

Infos27.CD utilise des cookies pour améliorer votre expérience utilisateur. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En Savoir Plus