Rassurer, convaincre, attirer. Devant investisseurs et entrepreneurs réunis à Kinshasa pour le Forum « Congo prêt à l’investissement », le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a défendu la nouvelle dynamique économique entre la République démocratique du Congo et les États-Unis. Face aux critiques évoquant un possible bradage des ressources minières, il a martelé que l’accord récemment signé à Washington relève d’un « partenariat stratégique » destiné à sécuriser les investissements et à soutenir la paix. Modernisation des procédures douanières, accès préférentiel aux marchés étrangers et appui aux start-up : le gouvernement promet un environnement plus compétitif pour stimuler les exportations congolaises et repositionner le pays dans le commerce international.
Julien Paluku Kahongya a choisi le terrain économique pour répondre aux doutes. Invité du Forum sur « le Congo prêt à l’investissement », organisé mercredi 28 janvier à Kinshasa par la start-up Congo River Capital, le ministre du Commerce extérieur a détaillé la stratégie du gouvernement pour renforcer les échanges commerciaux, notamment avec les États-Unis.
Au cœur de son intervention : l’accord signé récemment à Washington entre Kinshasa et Washington, objet de débats dans l’opinion publique. Le ministre a tenu à dissiper toute suspicion.
« Cet accord n’est pas un bradage des minerais congolais. C’est un accord stratégique qui permet désormais aux entreprises américaines de s’installer en République démocratique du Congo, et cela constitue en même temps une garantie pour la paix », a-t-il affirmé devant les participants.
Clarifier le rôle de l’État
Face à un public composé d’investisseurs, d’entrepreneurs et d’acteurs de l’écosystème des start-up, Julien Paluku a rappelé les missions de son ministère : réguler et réglementer le commerce extérieur, superviser les accords commerciaux et veiller à la qualité ainsi qu’à la conformité des produits importés et exportés.
L’objectif, selon lui, est d’offrir un cadre plus lisible et plus sécurisé aux opérateurs économiques, condition jugée indispensable pour attirer des capitaux étrangers et stimuler la production locale.
Dématérialisation et ouverture des marchés
Le ministre a également mis en avant les réformes engagées pour intégrer davantage la RDC au commerce mondial. Il a cité la ratification de l’Accord sur la facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui a permis la dématérialisation complète des procédures d’importation, d’exportation et de transit.
Cette modernisation, a-t-il expliqué, doit réduire « les

