La Coordination territoriale de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) de Demba, dans la province du Kasaï-Central, exprime sa vive préoccupation face à l’arrêt prolongé des travaux de construction de trois châteaux d’eau à Nzapo Nzapo, dans la commune rurale de Demba, ainsi qu’à Bena Leka. Destinées à renforcer l’accès des populations à l’eau potable, ces infrastructures sont abandonnées depuis plus d’une année.
Dans le cadre de sa mission de veille citoyenne, une délégation de la NSCC a effectué une mission de monitoring sur les différents sites afin d’évaluer l’état d’avancement des chantiers. Le vendredi 30 janvier 2026, à Bena Leka, les membres de la coordination ont échangé avec l’ingénieur superviseur des travaux pour comprendre les causes de cette interruption prolongée.
Il ressort de ces échanges que l’arrêt des travaux est principalement dû aux retards de financement du projet par le gouvernement central, à travers l’OAD, aux vols récurrents de matériaux de construction, ainsi qu’au manque de motivation des agents de garde, lié au non-paiement de leurs salaires. À ces difficultés s’ajoutent la faible implication des autorités locales et le dépassement du délai contractuel, situation qui a entraîné le départ de plusieurs ingénieurs béninois initialement affectés au projet.
Considérant cette situation comme alarmante, notamment dans un contexte de croissance démographique et de pénurie d’eau durant certaines périodes de l’année, la NSCC de Demba exhorte le gouvernement central et l’entreprise exécutante à honorer leurs engagements afin de relancer et d’achever les travaux dans les meilleurs délais.
Par ailleurs, la coordination appelle la population locale à s’approprier ces infrastructures publiques en les protégeant et en dénonçant tout acte de sabotage. Elle invite également les autorités locales à assurer un suivi rigoureux et à renforcer la sécurisation des chantiers.
La NSCC de Demba réaffirme enfin sa détermination à poursuivre le suivi citoyen de ce dossier, dans le but de défendre les intérêts des communautés bénéficiaires et de contribuer à l’amélioration durable de leurs conditions de vie.
Stony Mulumba, Correspondant à Kananga

