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Kinshasa
4 février, 2026 - 01:48:44
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Le cadre avant le dialogue [Edito]

Au Palais de la Nation, le décor était protocolaire. Le message, lui, ne l’était pas.

Devant le corps diplomatique, Félix Tshisekedi a parlé net. Sans détour. Sans faux-semblant.

Le constat d’abord.

Un pays qui réforme, mais saigne dans l’Est. Des villes vidées. Des familles déplacées. Des groupes armés qui prospèrent. Et, derrière eux, des soutiens extérieurs trop longtemps niés. La guerre dure. L’ambiguïté aussi.

Alors le président tranche.

Pas de compromis sur la souveraineté. Pas de dialogue qui serve d’écran de fumée. Pas de paix qui maquille l’impunité.

La ligne est simple. Presque austère.

Le dialogue, oui. Mais chez soi. Sous l’autorité des institutions élues. Dans le respect strict de la Constitution. Et surtout sans relativiser l’agression. « Des actes vérifiables », exige-t-il : fin des soutiens aux rébellions, retrait des forces étrangères, application du droit international.

Cette fermeté n’est pas une posture. Elle répond à une logique.

On ne reconstruit pas un État en marchandant son intégrité. On ne réconcilie pas une nation en fermant les yeux sur les responsabilités. Dialoguer sans vérité, c’est capituler. Dialoguer sans sécurité, c’est ajourner la crise.

Kinshasa choisit une autre voie. Plus exigeante. Plus crédible aussi.

S’appuyer sur les résolutions onusiennes. Renforcer la protection des civils. Réaffirmer l’autorité publique. Transformer l’économie pour rompre avec la prédation. La paix n’est pas un slogan. C’est une architecture. Elle suppose des fondations solides.

Certains y verront de la rigidité. C’est l’inverse.

La clarté crée l’espace politique. Elle rassure les partenaires. Elle fixe des règles. Elle protège les plus faibles. Une souveraineté assumée n’isole pas ; elle ordonne le jeu diplomatique.

Reste maintenant l’essentiel : l’action.

La communauté internationale ne peut plus se contenter de déclarations prudentes. Elle doit exécuter ses engagements. Sanctionner les violations. Soutenir l’humanitaire. Aider la stabilisation.

La RDC fait sa part. Elle réforme, elle dialogue, elle tient bon.

Le moment est venu que chacun fasse la sienne. Car la paix véritable ne se négocie pas dans l’ombre. Elle se construit dans la cohérence, la responsabilité et le droit.

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