Le drame a bouleversé un quartier résidentiel de la périphérie de la capitale indienne. À Ghaziabad, trois sœurs âgées de 12 à 16 ans ont perdu la vie le même jour après une dispute familiale liée à l’usage excessif de leurs téléphones portables. Selon la police, les adolescentes passaient l’essentiel de leur temps à regarder des séries télévisées en ligne et avaient cessé de fréquenter l’école. Une enquête a été ouverte pour éclaircir les circonstances précises du drame, qui relance en Inde le débat sur l’addiction aux écrans, la pression scolaire et la santé mentale des jeunes.
Un fait divers tragique secoue la grande banlieue de New Delhi.
À Ghaziabad, trois adolescentes issues d’une même famille sont décédées mercredi, quelques heures après que leurs parents leur ont confisqué leurs téléphones portables, ont rapporté les autorités locales.
D’après les premiers éléments communiqués par la police, les trois sœurs, âgées de 12, 14 et 16 ans, se trouvaient au domicile familial lorsqu’une dispute aurait éclaté au sujet de leur usage jugé excessif des écrans. Les circonstances précises de leur mort font encore l’objet d’investigations.
Cité par le quotidien français Le Figaro, l’officier de police Alok Priyadarshi a indiqué qu’une enquête pour déterminer les responsabilités et le déroulement exact des faits avait été ouverte.
« Les trois sœurs (…) sont mortes mercredi après une chute depuis leur appartement », a-t-il déclaré.
Selon le responsable, les adolescentes consacraient une grande partie de leur temps à regarder des séries, notamment des productions sud-coréennes, sur leurs téléphones.
« Elles étaient sous l’influence des K-dramas. Elles avaient quitté l’école et passaient tout leur temps à regarder des dramas coréens sur leur téléphone portable », a-t-il ajouté.
Dans le voisinage, l’émotion domine. Plusieurs habitants décrivent une famille discrète, sans antécédents apparents de violences domestiques. Les enquêteurs cherchent désormais à comprendre si d’autres facteurs — isolement, pression familiale, dépendance numérique ou fragilité psychologique — ont pu contribuer à la situation.
Au-delà du drame familial, l’affaire met en lumière un phénomène plus large en Inde : la montée des usages intensifs du smartphone chez les adolescents, accentuée par l’accès bon marché à Internet et aux plateformes de streaming. Psychologues et éducateurs alertent régulièrement sur les risques d’addiction aux écrans, d’isolement social et de décrochage scolaire.
Les autorités locales ont rappelé l’importance d’un accompagnement parental et d’un dialogue au sein des familles, tout en soulignant la nécessité de renforcer les dispositifs de soutien psychologique pour les jeunes en difficulté.
Si vous ou un proche traversez une période de détresse, parler à un adulte de confiance ou à un professionnel peut vraiment aider. Chercher de l’aide rapidement est essentiel.
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