Un an après la fermeture de son aéroport, Goma a vu atterrir, ce jeudi, un appareil des Nations unies. La cheffe par intérim de la MONUSCO, Vivian van de Perre, est arrivée à bord d’un hélicoptère dans une ville passée sous le contrôle de l’AFC/M23 depuis janvier 2025. Ce déplacement, effectué « après consultation des autorités nationales congolaises », marque une étape opérationnelle dans la préparation du mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu. Mandatée par le Conseil de sécurité, la Mission onusienne entend renforcer la coordination avec les acteurs concernés afin d’appuyer un processus encore fragile dans l’Est de la RDC.
La cheffe par intérim de la MONUSCO, Vivian van de Perre, a atterri ce jeudi à l’aéroport de Goma à bord d’un hélicoptère des Nations unies. L’infrastructure aéroportuaire était fermée depuis un an, à la suite de la chute et de la prise de la ville par l’AFC/M23 en janvier 2025.
Ce déplacement intervient « après consultation des autorités nationales congolaises », précise l’agence onusienne. Il s’inscrit dans le cadre des préparatifs visant à appuyer le suivi et la vérification du cessez-le-feu en cours de mise en place dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Appuyer le mécanisme de suivi et de vérification
Selon la MONUSCO, la visite de Mme van de Perre doit permettre d’engager des échanges avec les interlocuteurs et parties prenantes concernés afin de faire avancer les dispositions pratiques relatives au mécanisme de suivi.
« Je me rends à Goma pour appuyer les préparatifs du suivi et de la vérification du cessez-le-feu », a déclaré la cheffe par intérim de la Mission.
Conformément à son mandat défini par le Conseil de sécurité des Nations unies, la MONUSCO est autorisée à soutenir la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent, notamment à travers un appui technique et logistique aux mécanismes régionaux compétents.
Un contexte sécuritaire toujours fragile
L’arrivée de la responsable onusienne dans une ville sous contrôle de l’AFC/M23 souligne la complexité du contexte sécuritaire au Nord-Kivu. Si le cessez-le-feu constitue une étape politique majeure, sa mise en œuvre effective dépendra de la capacité des acteurs impliqués à respecter les engagements pris et à coopérer avec les mécanismes de vérification.
La MONUSCO réaffirme que son action s’exerce dans le cadre strict de son mandat et « dans le plein respect de la souveraineté de la République démocratique du Congo ».
Reste à savoir si cette relance opérationnelle sur le terrain permettra de consolider un processus de désescalade encore précaire dans l’Est du pays.
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