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9 mars, 2026 - 05:37:17
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Louis Watum au PDAC 2026 : « La RDC a choisi de faire de ses minerais un levier de développement durable »  

La RDC ne veut plus être un simple réservoir de minerais. À Toronto, en marge du PDAC 2026, le ministre des Mines Louis Watum Kabamba a affirmé, au forum Mining Investment in Africa, la volonté de faire des ressources congolaises un levier de développement durable. Devant des investisseurs et décideurs, il a plaidé pour la transformation locale, le transfert de technologies et la souveraineté industrielle, rompant avec le modèle d’exportation brute hérité du passé. Première réserve mondiale de cobalt, la RDC entend désormais consolider sa place dans les chaînes de valeur des minerais de transition, en s’appuyant sur des réformes de gouvernance, une stabilité fiscale accrue et un cadre réglementaire modernisé. Un repositionnement stratégique assumé au cœur de l’économie mondiale.

À Toronto, la République démocratique du Congo a choisi de rompre avec un héritage économique longtemps subi. En marge du PDAC 2026, au forum Mining Investment in Africa, le ministre des Mines Louis Watum Kabamba a défendu une ligne claire : celle d’un pays qui refuse désormais de se limiter à l’exportation brute de ses ressources. Devant investisseurs et décideurs, il a affirmé que l’heure n’est plus à la simple extraction, mais à la transformation, à la maîtrise technologique et à la souveraineté industrielle.

« La manière dont nous valorisons nos ressources naturelles ne peut plus se limiter à la simple extraction. Elle doit s’étendre à la connaissance, à la transformation et à la souveraineté industrielle et économique », a déclaré le ministre.

Rompre avec le modèle extractif

Dans un discours structuré, Louis Watum Kabamba a rappelé que le continent se trouve à « un tournant décisif de son histoire ». Pendant des décennies, a-t-il souligné, les pays africains ont exporté leurs richesses à l’état brut, pour ensuite importer des produits transformés à coût élevé.

« Nous devons inverser la tendance d’un modèle économique qui nous condamnait à exporter nos richesses brutes et à racheter des produits finis hors du continent », a-t-il insisté.

Pour la RDC, première réserve mondiale de cobalt et acteur clé des minerais stratégiques de la transition énergétique, l’enjeu est désormais clair : promouvoir la transformation locale, créer des emplois qualifiés et assurer un véritable transfert de technologies.

Le rôle stratégique des prospecteurs

Le ministre a également mis en lumière un maillon souvent peu visible mais déterminant : les prospecteurs et développeurs miniers.

« Ces pionniers identifient nos gisements et structurent les projets qui seront les moteurs de notre industrialisation », a-t-il souligné.

Selon lui, la souveraineté minérale commence bien avant l’ouverture d’une mine : elle repose sur la maîtrise des données géologiques et la structuration rigoureuse des projets.

Une ambition industrielle affirmée

La vision congolaise entend rompre définitivement avec le modèle « mine-au-port » hérité du passé colonial.

« La République démocratique du Congo a choisi de faire de l’exploitation de ses minerais un levier de développement durable. Notre ambition est de devenir un acteur industriel central dans les chaînes de valeur mondiales des minerais et métaux de transition », a affirmé Louis Watum Kabamba.

À Toronto, la RDC n’est donc pas venue uniquement exposer son potentiel minier. Elle est venue défendre une doctrine : transformer ses richesses, renforcer sa souveraineté industrielle et redéfinir sa place dans l’économie mondiale.

PDAC 2026 : une offensive diplomatique structurée

La participation congolaise s’inscrit dans le cadre du Prospectors & Developers Association of Canada (PDAC 2026), l’un des plus grands rendez-vous mondiaux consacrés à l’exploration et au financement minier.

Conduite par Louis Watum Kabamba, la délégation congolaise a fait de cette présence une opération de diplomatie économique visant à attirer des investissements responsables et à sécuriser des partenariats durables.

Cette démarche s’inscrit dans la vision portée par le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, pour consolider le rôle de la RDC comme acteur majeur et fiable de l’industrie minière mondiale.

Réformes et attractivité

Au PDAC 2026, la RDC a mis en avant trois priorités : Les opportunités d’investissement dans les minéraux critiques ; Les réformes engagées en matière de gouvernance, de transparence et de traçabilité ; La politique de transformation locale, notamment à travers les zones économiques spéciales.

« Il ne suffit pas d’avoir des minéraux critiques. Il faut créer les conditions nécessaires à l’investissement pour transformer ce potentiel en richesse tangible. Nos lois et notre administration sont les meilleurs alliés de l’investisseur », a déclaré le ministre.

Stabilité fiscale, modernisation du cadre réglementaire et facilités administratives ont été présentées comme des garanties essentielles pour les investisseurs.

En marge des travaux, le ministre a visité les stands dédiés à la RDC, notamment ceux du ministère des Mines et de la province du Lualaba, mettant en lumière le dynamisme des zones productrices.

La participation congolaise s’est poursuivie au 11ᵉ Sommet international des ministres des Mines, consacré à l’alignement des stratégies entre pays producteurs et consommateurs, à la sécurisation des chaînes d’approvisionnement et au financement des projets liés à la transition énergétique.

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