Une nouvelle vague d’insécurité frappe le territoire de Rutshuru avec le kidnapping de cinq personnes, dont quatre enseignants et un motard, mercredi 11 mars. Les victimes ont été enlevées alors qu’elles se rendaient dans une zone sous contrôle du M23. La population locale exprime son indignation et réclame des mesures urgentes pour mettre fin à ces kidnappings et renforcer la sécurité dans la région.
Le territoire de Rutshuru, dans le Nord-Kivu, est secoué par une nouvelle vague d’insécurité. Cinq personnes, dont quatre enseignants et un motard, ont été enlevées mercredi 11 mars dans le groupement de Busanza.
Les victimes ont été identifiées comme Pontien, enseignant à l’école primaire de Rugarama ; Ezechiel, directeur adjoint de l’école primaire Busanza ; Baramabire Barthélémy, directeur de l’école primaire Nyamagana ; deux enseignants de l’école Kikingo ; ainsi qu’Amani, un motard de Kakondo.
Selon Aimé Mukanda, défenseur des droits humains, l’incident s’est produit sur l’axe Kinyandonyi-Rugarama, alors que les victimes se dirigeaient vers Kiwanja, une localité contrôlée par le mouvement rebelle M23.
La population locale, choquée par ces enlèvements, exige la libération immédiate des otages et dénonce l’augmentation des kidnappings contre rançon dans la région. Les habitants appellent les autorités à prendre des mesures urgentes pour renforcer la sécurité et mettre fin à ces actes criminels.
Ces kidnappings viennent s’ajouter à une série d’actes de violence qui alimentent la peur et fragilisent encore davantage la vie quotidienne des habitants de Rutshuru. Les communautés locales insistent sur la nécessité d’une réponse ferme pour protéger les civils et restaurer la sécurité.
Justin Mupanya, correspondant au Nord-Kivu

