74.12 F
Kinshasa
7 avril, 2026 - 05:32:40
Image default
ÉconomieFlash InfosLa unePolitique

Crise au Moyen-Orient : Flory Mapamboli interpelle Mukoko Samba sur le carburant en RDC

Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient commencent à susciter des inquiétudes jusque dans l’hémicycle congolais. Le député national Flory Mapamboli a adressé, lundi, une question écrite au Vice-Premier ministre chargé de l’Économie nationale afin d’obtenir des éclaircissements sur les conséquences possibles de cette crise sur l’économie de la République démocratique du Congo. Au cœur des préoccupations : l’approvisionnement en produits pétroliers, alors que les routes maritimes stratégiques du détroit d’Ormuz et du canal de Suez sont menacées. 

Les répercussions économiques de la crise au Moyen-Orient commencent à s’inviter dans le débat parlementaire en République démocratique du Congo. Le député national Flory Mapamboli a adressé, lundi, une question écrite au Vice-Premier ministre chargé de l’Économie nationale afin d’obtenir des éclaircissements sur les conséquences potentielles de cette situation internationale sur l’approvisionnement du pays en produits pétroliers.

La démarche du parlementaire a été formalisée dans une correspondance référencée RDC/AN/HFMP/032/2026, transmise à la présidence de l’Assemblée nationale conformément à l’article 180, alinéa 1er, du Règlement intérieur de l’institution. Par cette initiative, l’élu entend interpeller le gouvernement sur les mesures envisagées pour anticiper les effets économiques d’une éventuelle perturbation des routes maritimes stratégiques.

La question intervient dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui pourraient affecter certaines voies majeures du commerce mondial. Lors d’une récente réunion du Conseil des ministres, le gouvernement congolais a en effet examiné les implications possibles d’une fermeture du détroit d’Ormuz et du canal de Suez.

Selon le compte rendu officiel de cette réunion, ces deux passages maritimes jouent un rôle crucial dans le transport international du pétrole. Le détroit d’Ormuz assure à lui seul le transit d’environ 20 % de la consommation journalière mondiale en produits pétroliers, tandis que le canal de Suez représente près de 10 % de ce trafic.

Pour un pays comme la République démocratique du Congo, largement dépendant des importations pour son approvisionnement en carburants, toute perturbation de ces axes logistiques pourrait avoir des répercussions significatives sur l’économie nationale.

Face à ces risques, le gouvernement assure suivre de près l’évolution de la situation internationale. Selon les informations communiquées lors du Conseil des ministres, les stocks actuellement disponibles permettraient de couvrir les besoins du pays en produits pétroliers jusqu’au mois de juin.

Les autorités ont également indiqué qu’une série de mesures a été présentée aux membres du gouvernement afin de préserver l’équilibre du système national d’approvisionnement en carburants. Ces dispositions s’inscrivent dans une stratégie articulée autour d’actions à court, moyen et long termes.

L’objectif, selon l’exécutif, est de limiter les perturbations potentielles sur le marché intérieur tout en maîtrisant les impacts budgétaires qu’une crise énergétique internationale pourrait entraîner.

À travers sa question écrite, le député Flory Mapamboli souhaite obtenir des précisions sur ces mécanismes d’anticipation et sur les garanties dont dispose le pays pour maintenir la stabilité de l’approvisionnement énergétique.

Infos27

ça peut vous intéresser

Laisser un Commentaire

Infos27.CD utilise des cookies pour améliorer votre expérience utilisateur. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En Savoir Plus