La réforme de l’Office congolais de contrôle (OCC), chargé de vérifier la qualité et la conformité des produits entrant et sortant de la RDC, entre dans une phase concrète. Lundi 16 mars à Kinshasa, la commission de redressement mise en place par le ministère du Commerce extérieur a remis son rapport au ministre Julien Paluku. Ce document dresse un état des lieux administratif et financier de l’établissement et propose plusieurs mesures correctives pour renforcer son efficacité. Parallèlement, le gouvernement prépare un programme de formation destiné aux producteurs et exportateurs congolais afin de les adapter aux normes britanniques et améliorer la compétitivité du « Made in DRC » sur le marché du Royaume-Uni.
Le processus de réforme de l’Office congolais de contrôle (OCC) entre dans une phase décisive. La commission chargée du redressement de cet établissement public a officiellement remis, lundi 16 mars 2026 à Kinshasa, son rapport au ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya.
Créée le 17 février dernier, cette commission avait pour mission de dresser un état des lieux administratif et financier de l’OCC, organisme scientifique et technique chargé de contrôler la qualité, la quantité et la conformité des produits à l’importation et à l’exportation en République démocratique du Congo.
Ses travaux ont également porté sur l’évaluation des contrats et des accords de partenariat liant l’institution à divers partenaires, ainsi que sur l’audit de la production et des mécanismes de contrôle appliqués aux flux commerciaux entrant et sortant du territoire national.
À travers ce rapport, la commission devait également proposer à l’autorité compétente des mesures de redressement susceptibles de renforcer la gouvernance et l’efficacité de cette institution stratégique pour le commerce extérieur du pays.
Saluant la qualité du travail accompli, le ministre du Commerce extérieur a assuré que les recommandations contenues dans le document feront l’objet d’un suivi rigoureux. « La direction générale de l’OCC sera instruite de signer des contrats de performance avec les différentes directions et services, assortis d’un chronogramme précis », a indiqué Julien Paluku Kahongya.
Le ministre a également précisé que des mesures correctives seront mises en œuvre à court, moyen et long terme afin de redynamiser l’institution. « Ce rapport sera transmis à la hiérarchie afin de permettre la prise des décisions nécessaires pour le redressement de l’OCC », a-t-il ajouté.
Au-delà de cette réforme institutionnelle, le ministère du Commerce extérieur entend également renforcer la compétitivité des produits congolais sur les marchés internationaux.
Dans cette perspective, une formation destinée aux producteurs, exportateurs et services techniques publics sera organisée à Kinshasa à partir du 23 mars 2026. Cette session sera animée par des experts du British Standards Institution (BSI), l’organisme britannique chargé de la normalisation.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du partenariat établi entre l’OCC et le BSI pour accompagner la République démocratique du Congo dans l’amélioration de ses systèmes de normalisation et de qualité.
Les participants : notamment les producteurs, exportateurs, le comité national de normalisation ainsi que les organes de régulation, seront formés aux normes internationales et britanniques applicables aux produits destinés au marché du Royaume-Uni.
Selon Volodymyr Yakubov, directeur du développement des projets internationaux au sein du BSI, cette formation portera notamment sur la gouvernance de la qualité, la politique africaine de la qualité, les bonnes pratiques réglementaires et les normes de normalisation, y compris les standards internationaux de lutte contre la corruption.
« Cette initiative vise à accompagner la RDC dans l’élaboration d’une véritable politique nationale de la qualité », a-t-il expliqué lors d’une réunion technique tenue avec le ministre du Commerce extérieur et ses experts.
Cette démarche intervient dans un contexte de renforcement des relations commerciales entre la RDC et le Royaume-Uni. Depuis novembre dernier, un partenariat commercial entre les deux pays prévoit que 99,8 % des produits « Made in DRC » exportés vers le marché britannique soient exemptés de droits de douane.
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