La circulation des transports en commun a repris lundi à Kinshasa après un accord conclu entre le ministre des Transports, Jésus-Noël Sheke, et les associations de chauffeurs. Réunis en fin d’après-midi avec les associations de chauffeurs, les deux parties se sont entendues sur une série de mesures destinées à apaiser les tensions dans le secteur. La levée de la grève, la reprise effective des activités de transport, un moratoire sur le contrôle de l’état des véhicules et l’interdiction de l’usage abusif des « Mbasu » sur la chaussée figurent parmi les principales décisions. Le ministre s’est également engagé à publier une circulaire pour clarifier les rôles des différents services impliqués dans la régulation routière, tandis que les chauffeurs préviennent qu’un nouveau mot d’ordre pourrait être lancé si ces engagements ne sont pas respectés.
Les activités de transport en commun ont progressivement repris lundi à Kinshasa à la suite d’un accord intervenu entre le ministre des Transports, Jésus-Noël Sheke, et les associations de chauffeurs. La rencontre, tenue en fin d’après-midi avec Éric Manianga, président de l’ASBL Mopila, a permis de trouver un compromis mettant fin au mouvement de grève qui perturbait la circulation dans la capitale.
Au centre des discussions figuraient les préoccupations des conducteurs concernant les opérations de régulation routière et les contrôles exercés sur les axes de la ville. Les chauffeurs dénonçaient notamment certaines pratiques jugées excessives lors des contrôles, ainsi que la multiplication des interventions des différents services présents sur la voie publique.
À l’issue de la réunion, plusieurs mesures ont été actées afin d’apaiser les tensions et de permettre une reprise normale des activités de transport.
La première décision concerne la levée de la grève et la reprise effective des activités de transport dans la ville de Kinshasa. Les associations de chauffeurs ont appelé leurs membres à reprendre le travail afin de rétablir progressivement la circulation des bus, taxis et taxis-bus dans la capitale.
Les parties ont également convenu de bannir l’utilisation abusive des « Mbasu » sur la chaussée, une pratique régulièrement dénoncée par les conducteurs qui estiment qu’elle contribue à la congestion du trafic et complique la circulation dans plusieurs artères de la ville.
Autre mesure importante : l’instauration d’un moratoire sur le contrôle de l’état des véhicules. Cette décision vise à créer un climat d’apaisement entre les autorités et les professionnels du transport, le temps de revoir les modalités d’application de ces contrôles.
Le ministre des Transports s’est en outre engagé à prendre une circulaire officielle destinée à clarifier les rôles de chaque service impliqué dans les opérations de régulation routière. L’objectif est d’éviter les chevauchements de compétences et de mieux organiser les interventions sur la voie publique.
Les discussions ont également porté sur la problématique des véhicules de livraison, qu’il s’agisse des camions de grand tonnage ou des véhicules de petit tonnage utilisés pour la distribution dans la capitale. Les deux parties ont convenu de la nécessité de clarifier les règles encadrant leur circulation afin de prévenir de nouvelles tensions.
À l’issue de la rencontre, Éric Manianga a appelé les conducteurs à reprendre leurs activités. « Nous demandons aux conducteurs de reprendre leur travail », a déclaré le président de l’ASBL Mopila, saluant les engagements pris par les autorités.
Le responsable associatif a par ailleurs annoncé la tenue prochaine d’une rencontre avec le gouverneur de la ville de Kinshasa afin de poursuivre les discussions sur l’organisation du secteur.
Infos27

