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12 octobre, 2026 - 01:40:00
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Guerre au Moyen-Orient : Trump aux abois appelle à sécuriser Ormuz

Donald Trump exhorte d’autres pays à envoyer des navires pour sécuriser le détroit d’Ormuz. Sur son réseau Truth social, le président américain annonce même une coalition. Le blocage de ce passage maritime stratégique met toujours en péril l’économie mondiale. En pleine offensive militaire, cette demande de l’aide est un aveu de faiblesse. Au 18ème jour de la guerre au Moyen-Orient, des bombardements se poursuivent en Iran, l’armée israélienne continue de viser des cibles stratégiques.  

Le blocage du détroit d’Ormuz, arme redoutable dégainée par l’Iran, met toujours en péril l’économie mondiale. Et alors qu’une enquête de CNN pointe le manque d’anticipation majeur de Donald Trump sur la capacité de Téhéran à riposter, en particulier sur ce point stratégique, le président américain tente de permettre aux navires de circuler de nouveau.

Sur Truth social, le président des États-Unis a appelé tous les pays qui s’approvisionnent en pétrole via le détroit d’Ormuz à « veiller à la sécurité de ce passage » avec l’aide des forces américaines. « De nombreux pays vont envoyer des navires de guerre, en collaboration avec les États-Unis, pour maintenir le détroit ouvert et sûr », a-t-il écrit. Avant de nommer directement les éventuels partenaires. À savoir « la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni ».

Pour le président américain, le déblocage du détroit d’Ormuz est une question centrale, alors que le passage des pétroliers a un impact direct sur le prix du carburant aux États-Unis, comme partout dans le monde.

Il y’a quelques jours, Donald Trump avait plutôt refusé l’aide des pays tiers, comme celle du Royaume-Uni. Il avait critiqué l’idée de déployer un porte-avions, jugeant qu’il était trop tard. Là, cela semble être un appel à une coordination internationale. On ne sait pas encore exactement quels contours cela pourrait prendre.

Aveu de faiblesse

Le président des États-Unis répète inlassablement avoir « vaincu et complètement anéanti l’Iran ». En réalité, il n’en est rien. Sa demande de l’aide est simplement un aveu de faiblesse. Donald Trump manque des moyens pour venir à bout de son aventure en Iran. Une façon, pour lui, de sortir d’une situation difficile. Et pour les pays sollicités, qui n’ont pas été prévenus de cette escalade, le choix n’est pas facile. Ils ont été mis devant le fait accompli par Trump et Netanyahou.

Donald Trump ne veut-il pas entraîner ses partenaires dans son échec ? Faute d’impréparation, il n’a pas su éviter cette déconvenue. D’où la demande à plusieurs pays, dont la France, à envoyer des navires pour sécuriser le détroit d’Ormuz.

Il y’a peu de temps, emporté par son orgueil délirant, il promettait de sécuriser, lui -même, le détroit d’Ormuz. Rattrapé par la réalité, il appelle à la rescousse des pays « amis » à la manière d’un leader qui convoque ses vassaux. Il a également demandé l’aide de l’Otan, et il menace même l’organisation en cas de refus : « S’il n’y a pas de réponse (…) ou si celle-ci est négative, je pense que cela aura des conséquences très mauvaises pour l’avenir de l’Otan ».

En réponse à cette éventuelle intervention des pays tiers, l’Iran a menacé de « réduire en cendres » les sites pétroliers liés aux États-Unis au Moyen-Orient. Il visera des entreprises américaines au Moyen-Orient si ses infrastructures énergétiques sont bombardées, a aussi averti son chef de la diplomatie, Abbas Araghchi. Ce dernier a également appelé les pays de la région à « expulser » les forces américaines, estimant que le « prétendu parapluie de sécurité américain » ne les avait pas protégés.

La France se dit déjà prête 

Le président français n’a jamais caché son intention de s’allier aux efforts américains. Le mardi 3 mars à 20h, à l’occasion d’une allocution consacrée à la situation en Iran et au Moyen-Orient, Emmanuel Macron s’est engagé à défendre les intérêts de la France, notamment économiques. « Nous sommes à l’initiative pour bâtir une coalition afin de réunir les moyens, y compris militaires, pour reprendre et sécuriser le trafic dans ces voies maritimes essentielles à l’économie mondiale », avait-il lancé. Une position répétée à Chypre, où Emmanuel Macron avait annoncé la préparation d’une mission « défensive » pour « rouvrir progressivement le détroit d’Ormuz ».

Mais comment croire que l’envoi du porte-avions Charles -de-Gaulle en Méditerranée n’a qu’une vocation « défensive » ? Il y’a un doute.

Le Royaume-Uni est resté moins précis sur ses ambitions. Samedi 14 mars, un porte-parole du ministère britannique de la Défense a simplement répondu que le gouvernement « discutait actuellement » avec ses alliés et partenaires « d’un éventail d’options afin de garantir la sécurité du transport maritime dans la région ». Dimanche 15 mars, le