L’Assemblée nationale se réunit ce jeudi 19 mars pour adopter le calendrier de sa session ordinaire, sur fond d’attentes élevées autour du contrôle de l’action gouvernementale. Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants et des urgences socio-économiques, le Bureau annonce une session active, centrée sur des réformes clés et une exigence renforcée de redevabilité.
Les députés nationaux sont attendus en séance plénière ce jeudi 19 mars 2026 à 12 heures, au Palais du peuple, pour examiner et adopter le projet de calendrier des travaux de la session ordinaire de mars. À travers cette convocation officielle, signée par le rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli Eseng’ekeli, le Bureau donne le ton d’une session qui s’annonce dense et résolument orientée vers le contrôle de l’action gouvernementale.
Au cœur de cette rentrée parlementaire : la volonté affichée de répondre aux préoccupations concrètes des citoyens, dans un contexte marqué par des tensions sécuritaires persistantes et des défis socio-économiques majeurs. Dans une interview accordée à Radio Okapi, le rapporteur de la chambre basse a précisé les priorités qui structureront les travaux des députés au cours des prochains mois.
« Plusieurs questions, tant sécuritaires que socio-économiques, seront examinées afin de répondre aux attentes et aux besoins réels des Congolais », a déclaré Jacques Djoli, cité par radiookapi.net, insistant sur la nécessité d’un Parlement en phase avec les réalités du pays. Parmi les dossiers annoncés figurent notamment la ratification des accords conclus récemment à Washington par le gouvernement, ainsi que l’examen de projets de loi relatifs à l’électricité et à l’entrepreneuriat, deux secteurs jugés stratégiques pour la relance économique.
Mais au-delà de l’agenda législatif, c’est surtout le renforcement du contrôle parlementaire qui constitue l’un des axes majeurs de cette session. Le Bureau entend mobiliser l’ensemble des instruments à sa disposition pour garantir la redevabilité de l’exécutif. Questions orales avec débat, interpellations et auditions devraient ainsi rythmer les travaux, dans une logique de suivi rigoureux de l’action publique.
Dans cette dynamique, une décision a été annoncée : l’examen de la loi portant reddition des comptes interviendra désormais au plus tard le 15 mai, bien avant l’échéance habituelle de septembre. Cette anticipation vise à améliorer le contrôle de la gestion des finances publiques et à instaurer une culture de transparence plus exigeante au sein des institutions.
Pour le Bureau de l’Assemblée nationale, cette réorganisation du calendrier parlementaire répond à une double exigence : renforcer l’efficacité du travail législatif et assurer un meilleur suivi de l’exécution budgétaire. Elle traduit également une volonté politique de repositionner le Parlement comme un acteur central de la gouvernance, capable de peser sur les orientations de l’exécutif.
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