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12 avril, 2026 - 10:40:02
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Décès de Catherine Nzuzi wa Mbombo, figure majeure de la vie politique congolaise

Une page importante de l’histoire politique congolaise se referme. Catherine Nzuzi wa Mbombo, l’une des rares femmes à avoir occupé des fonctions de premier plan sous plusieurs régimes, est décédée mercredi à Kinshasa à l’âge de 82 ans. De la gouvernance locale à la scène nationale, en passant par les hautes sphères du pouvoir sous Mobutu et durant la transition, son parcours illustre une longévité politique exceptionnelle. Figure influente et engagée pour la promotion des femmes, elle laisse derrière elle un héritage marqué par son rôle dans les institutions et son combat pour la représentation féminine en RDC.

Catherine Nzuzi wa Mbombo, figure emblématique de la classe politique congolaise, est décédée mercredi 18 mars à Kinshasa, à l’âge de 82 ans. Elle s’est éteinte à la Clinique Ngaliema, selon des sources concordantes, marquant la disparition d’une personnalité ayant traversé plusieurs séquences majeures de l’histoire politique du pays.

Joint par Radio Okapi, son avocat Jean-Pierre Nkombe n’a pas précisé les circonstances de son décès.

Avec la disparition de Catherine Nzuzi wa Mbombo, la République démocratique du Congo perd l’une de ses pionnières en politique, une femme dont le parcours a épousé les mutations institutionnelles du pays, du Zaïre de Mobutu à la période post-transition.

Une ascension précoce dans la sphère publique

Catherine Nzuzi wa Mbombo entame sa carrière politique très tôt, à seulement 23 ans, en accédant au poste de bourgmestre de la commune de la Gombe, à Kinshasa. Une entrée remarquée dans la gestion publique, à une époque où la présence des femmes dans les fonctions de commandement restait marginale.

Elle gravit rapidement les échelons de l’administration et de la politique, occupant successivement les fonctions de commissaire provinciale, puis de vice-gouverneure de la ville-province de Kinshasa.

Sa trajectoire la conduit ensuite à la tête de la province du Bas-Zaïre, actuel Kongo Central, où elle exerce en qualité de gouverneure entre 1972 et 1974. Elle dirigera également la ville de Kinshasa en tant que gouverneure, confirmant son ancrage au sommet de l’appareil administratif.

Une figure du régime Mobutu et de la transition

Proche des cercles du pouvoir sous le régime du maréchal Mobutu, Catherine Nzuzi wa Mbombo occupe des fonctions politiques de premier plan au sein du Mouvement populaire de la révolution (MPR), dont elle devient vice-présidente avant d’en assurer la direction.

Après l’ouverture politique amorcée en 1990, elle poursuit son engagement au sommet de l’État en tant que conseillère particulière du chef de l’État, accompagnant les dernières années du régime.

Lors de la transition issue des accords de Sun City, dans le cadre du gouvernement dit « 1+4 », elle est nommée ministre des Affaires humanitaires, participant à la gestion d’une période marquée par les défis de reconstruction et de stabilisation du pays.

Une candidate à la présidentielle et une actrice de la société civile

En 2006, Catherine Nzuzi wa Mbombo se porte candidate à l’élection présidentielle, sous la bannière du MPR, marquant ainsi sa volonté de continuer à peser dans le débat politique national à l’ère démocratique.

Au-delà de ses fonctions institutionnelles, elle s’est également investie dans la société civile, notamment à travers la présidence de plusieurs organisations non gouvernementales dédiées à la promotion des femmes et à l’encadrement des commerçantes.

Considérée comme l’une des doyennes des femmes politiques en RDC, elle aura incarné, durant plusieurs décennies, une présence féminine constante dans les sphères de décision.

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