Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a lancé lundi à Kinshasa la Semaine congolaise de la bonne gouvernance pour une coopération économique équitable, dans le cadre du partenariat entre la RDC et le Royaume-Uni. Cette initiative vise à renforcer la qualité et la conformité des produits « made in DRC » afin de faciliter leur accès aux marchés britannique, africain et international. Soutenue par le British Standards Institute et l’Office congolais de contrôle, elle s’inscrit dans une dynamique de structuration des exportations congolaises, alors que près de 99,8 % des produits nationaux peuvent désormais entrer sur le marché britannique sans droits de douane.
Le ministère du Commerce extérieur a lancé, lundi 23 mars 2026 à Kinshasa, la Semaine congolaise de la bonne gouvernance pour une coopération économique équitable. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du partenariat économique entre la République démocratique du Congo et le Royaume-Uni, ainsi que du programme de normalisation développé avec le British Standards Institute (BSI).
Pendant quatre jours, experts des secteurs public et privé, membres du Comité national de normalisation, universitaires, représentants des associations de consommateurs, producteurs et exportateurs sont réunis autour d’un objectif commun : renforcer la qualité, la conformité et la compétitivité des produits congolais sur les marchés internationaux.
Au cœur de cette démarche figure la question des normes. L’atelier met l’accent sur les bonnes pratiques en matière de normalisation, de réglementation, de gouvernance et de politique qualité, dans un contexte où les exigences internationales constituent souvent un frein à l’accès des produits africains aux marchés étrangers.
Le partenariat entre le BSI, organisme britannique de normalisation, et l’Office congolais de contrôle (OCC), chargé de vérifier la qualité des produits à l’importation et à l’exportation, constitue l’un des leviers centraux de cette stratégie. « Cette initiative vise à rendre les produits made in DRC compétitifs sur les marchés africain, britannique et internationaux », a déclaré Volodymyr Yakubov, directeur des projets au sein du BSI.
Pour les autorités congolaises, l’enjeu dépasse la simple conformité technique. Il s’agit de tirer pleinement profit des opportunités offertes par l’accord commercial conclu avec le Royaume-Uni en novembre dernier. Cet accord permet à 99,8 % des produits congolais d’accéder au marché britannique sans paiement de droits de douane.
Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a insisté sur la nécessité de transformer cet avantage en résultats tangibles. « L’objectif est de permettre aux produits congolais d’inonder les marchés internationaux », a-t-il affirmé, appelant les acteurs économiques à se conformer rigoureusement aux normes sanitaires, phytosanitaires et aux exigences liées aux obstacles techniques au commerce.
Dans cette perspective, des formations spécifiques sont organisées sur des référentiels internationaux tels que le Codex Alimentarius, qui encadre les normes alimentaires à l’échelle mondiale. Ces outils sont considérés comme essentiels pour garantir l’acceptabilité des produits congolais sur les marchés exigeants.
Le ministre intérimaire de l’Industrie et ministre de l’Entrepreneuriat et des PME, Justin Kalumba Mwana Ngongo, a pour sa part souligné l’urgence d’un passage à l’action. « L’heure n’est plus aux théories, mais aux actions concrètes sur le terrain », a-t-il déclaré, insistant sur le lien direct entre respect des normes et augmentation des exportations.
Du côté britannique, l’engagement est également réaffirmé. L’ambassadrice adjointe du Royaume-Uni en RDC, Koto Longfield, a assuré que son pays accompagnera la RDC dans ce processus. Cette coopération vise à renforcer les capacités techniques locales et à faciliter l’intégration des produits congolais dans les chaînes de valeur internationales.
Au-delà des discours, cette semaine de la bonne gouvernance se veut un cadre opérationnel. Elle traduit une volonté politique de structurer l’offre exportable congolaise et de lever les obstacles qui freinent son expansion à l’international.
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