Un nouveau drame endeuille Bunia, dans la province de l’Ituri. Dans la nuit du 13 au 14 avril, au quartier Bankoko, un militaire a abattu sa compagne, leur enfant et une voisine qui tentait de s’interposer, avant de retourner son arme contre lui. Selon la police, l’acte serait survenu sur fond de conflit conjugal lié à la jalousie. Les autorités appellent au calme et à la vigilance.
Quatre personnes ont péri dans une fusillade survenue au quartier Bankoko, à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. Le drame, impliquant un militaire, a été confirmé mardi 14 avril 2026 par le commandant du commissariat urbain de la Police nationale congolaise (PNC/Bunia), le commissaire supérieur Gérard Abeli Mwangu, dans un entretien accordé à l’Agence congolaise de presse (ACP).
Selon ses déclarations, les faits se sont produits dans la nuit de lundi à mardi, aux alentours de 21 heures. Un soldat de deuxième classe, identifié comme Makiese Guylain, membre de l’unité Eglon basée à Mandro, dans le territoire de Djugu, aurait ouvert le feu à l’issue d’un différend conjugal motivé par la jalousie.
Un drame familial aux conséquences tragiques
D’après les premiers éléments, le militaire aurait d’abord abattu sa concubine, Sarah, âgée de 32 ans, avant de tirer sur leur enfant, Daniel Lofombo Bolengue, âgé d’environ 11 ans. Une voisine, Louise Dehade, 42 ans, intervenue pour tenter d’apaiser la situation, a également été mortellement atteinte.
Après ces tirs, le soldat, par ailleurs blessé de guerre, se serait donné la mort avec son arme. Au total, quatre corps sans vie ont été découverts sur les lieux.
Appel au calme et à la vigilance
Les dépouilles ont été transférées à la morgue de l’Hôpital général de référence de Bunia, en attendant les dispositions liées à leur inhumation. Les autorités locales ont appelé les habitants de Bankoko et, au-delà, l’ensemble de la population de Bunia au calme, assurant que la situation est suivie avec attention.
Le commissaire Gérard Abeli Mwangu a par ailleurs exhorté les jeunes à éviter les comportements à risque, notamment la consommation de drogues et d’alcool, souvent à l’origine de violences. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la vigilance collective face aux dérives sécuritaires.
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