Une réaction officielle dans un dossier qui suscite une vive émotion. Le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a reçu à Kinshasa le chauffeur Platini Sadisa, présenté comme victime d’actes de torture, pour faire le point sur une affaire impliquant l’artiste Déborah Tshimpaka, alias Rebo, citée comme présumée commanditaire. Alors qu’une plainte est déjà pendante devant l’Auditorat général des FARDC, le ministre a réaffirmé son engagement à suivre le dossier et à garantir le respect des droits fondamentaux, dans un contexte de forte attente de justice.
Le ministre des Droits humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, s’est saisi du dossier relatif aux actes présumés de torture dont aurait été victime le chauffeur Platini Sadisa, une affaire qui a suscité de vives réactions dans l’opinion publique depuis le week-end dernier. À Kinshasa, le membre du gouvernement a reçu, mardi 21 avril, la victime présumée, accompagnée de son avocat-conseil, afin de s’informer des circonstances entourant les faits dénoncés.
Selon les éléments communiqués à l’issue de cette rencontre, les échanges ont duré plus d’une heure et ont permis au ministre d’être « éclairé sur les contours du dossier ». Cette démarche s’inscrit dans le cadre de ses attributions en matière de protection et de promotion des droits humains.
L’affaire, largement relayée sur les réseaux sociaux et dans les médias, met en cause l’artiste Déborah Tshimpaka, connue sous le nom de Rebo, présentée comme présumée commanditaire des actes dénoncés. Si les faits restent à établir par les autorités judiciaires compétentes, la gravité des accusations a conduit le ministère des Droits humains à s’impliquer dans le suivi du dossier.
À l’issue de la rencontre, Me Samuel Mbemba Kabuya a exprimé une position ferme sur les principes en jeu. « Rien ne justifie un tel traitement », a-t-il déclaré, rappelant que « conformément à la Constitution, aux lois et aux instruments juridiques internationaux ratifiés par la République démocratique du Congo, les travailleurs du secteur public ou privé sont des êtres humains et ont des droits qui doivent être respectés par leurs employeurs ou leurs autorités hiérarchiques ».
Le ministre a par ailleurs assuré de son engagement personnel à accompagner la victime dans ses démarches, soulignant que « la plainte est déjà déposée au niveau de l’Auditorat général des FARDC ». Cette précision confirme que l’affaire est désormais entre les mains de la justice militaire, compétente en cas d’implication présumée de membres des forces de sécurité.
Du côté de la défense, l’avocat de la victime, Me Erman Meya, s’est dit satisfait de l’attention accordée par les autorités. Il a remercié le ministre pour son implication et a réitéré son appel à une réponse judiciaire rapide. « Nous demandons aux autorités judiciaires de rendre justice à notre client dont les droits ont été violés », a-t-il déclaré.
Alors que l’opinion publique reste mobilisée, les prochaines étapes judiciaires seront déterminantes pour établir les responsabilités et apporter des réponses aux interrogations soulevées par cette affaire.
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